Fukushima: Tepco versera plus de 8 millions d'euros de dédommagements

Fukushima: Tepco versera plus de 8 millions d'euros de dédommagements

Un employé de Tepco marche devant le 3e réacteur de la centrale d'Okuma, dans la province de Fukushima, au Japon, le 31 janvier 2018

AFP, publié le vendredi 09 février 2018 à 17h04

Un tribunal de Tokyo a ordonné à l'opérateur de la centrale nucléaire dévastée de Fukushima de verser plus de 8 millions d'euros de dédommagements à des habitants qui ont fui la région après la catastrophe de mars 2011, a indiqué jeudi un avocat des plaignants.

Tokyo Electric Power (Tepco) est sommé de régler la somme totale de 1,1 milliard de yens à 318 anciens résidents de l'arrondissement Odaka de Fukushima, à environ 20 kilomètres de la centrale.

Cette somme représente un dixième de ce que demandaient les plaignants qui invoquaient les difficultés financières et les souffrances psychologiques subies après la catastrophe nucléaire provoquée par un puissant tremblement de terre suivi d'un tsunami.

Tepco avait déjà accepté de payer à chacun d'eux 8,5 millions de yens, mais cette décision de justice exige une somme supplémentaire de 3,3 millions de yen, selon Isamu Oki, un des avocats des habitants.

Les résidents sont en théorie autorisés à rentrer à Odaka, déclaré décontaminé par le gouvernement mais quelques dizaines de personnes seulement sont rentrées chez elles en raison de problèmes financiers et d'inquiétudes pour leur santé, a expliqué l'avocat à l'AFP.

"Ce sont surtout ceux qui ont des petits enfants qui s'inquiètent (...) tandis que les personnes âgées ne peuvent pas revenir sans un soutien familial", a-t-il ajouté.

Junichiro Hironaka, qui dirige l'équipe de défense des habitants, avait estimé mercredi que la décision du tribunal montrait qu'il reconnaissait la notion de "compensations pour la perte de sa ville d'origine".

Mais, pour lui, les dommages supplémentaires accordés sont insuffisants, ce qui laisse entendre que les plaignants pourraient faire appel. Tepco a de son côté dit examiner la décision du tribunal avant de décider de la marche à suivre.

Quelque 12.000 personnes ayant quitté leur domicile par peur des radiations ont déposé des dizaines de plaintes contre le gouvernement japonais et contre Tepco.

En mars 2017, un tribunal de Maebashi, dans l'est du pays, avait jugé le gouvernement et Tepco responsables de la catastrophe. En juin 2017, trois ex-responsables de Tepco avaient été traduits en justice. Ils sont les seules personnes liées à la catastrophe de Fukushima à être poursuivis au pénal. Le procès est en cours.

Un violent séisme sous-marin avait soulevé le 11 mars 2011 une gigantesque vague sur les côtes du nord-est du Japon. Plus de 18.000 personnes ont péri ou ont été portées disparues. La vague a provoqué dans la centrale l'accident nucléaire le plus grave de l'histoire depuis celui de Tchernobyl en URSS en 1986.

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3 commentaires - Fukushima: Tepco versera plus de 8 millions d'euros de dédommagements
  • Les dédommagements sont toujours insuffisants...l'argent ne rend pas la vie ...faute de réelles préventions, cad de dénucléarisation...y compris en France où nous avons aussi nos secrets scandaleux en la matière...y compris les conséquences pour le vivant et pollutions qui remettent en cause la santé des citoyens...?
    Ici on préfère se taire ...ce n'est guère étonnant avec un premier ministre, ex-dirigeant d'Areva....et un président qui encourage le développement de la pseudo - dissuasion nucléaire....à quand des référendums...là il s'agirait de changement peut-être..?

  • une justice comme on l'aime

  • Ca n'est pas cher payé pour les malheureux qui ont subi ce désastre.

    je suis d'accord avec vous , ce n'est aps cher payé lorsqu'on additionne toutes les erreurs commises dés la conception (risques de tsunami et de séismes puissants , dispositifs des secours en sous sol et pas d’autres sources approvisionnement gaz ou TAC , réserves d'eau dans des bâches de plusieurs dizaines de milliers de litres, , ou et ensuite dans la gestion de l'accident notamment dans le délai des 24 heures après l'accident pour signifier à l'AIEA, au CEA et AREVA, ASN le refus d'aide et de collaboration, probablement qu'il y avait des choses à cacher, il faut ajouter l'inexistence de contrôles indépendants, au niveau humain c'est un miracle

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