Fin de cavale pour un babouin sans foi ni loi du Cap

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Une maman babouin et son petit le 1er avril 2010 sur le toit d'une maison dans le parc national Table Mountain  aux environs du Cap, en Afrique du Sud
Une maman babouin et son petit le 1er avril 2010 sur le toit d'une maison dans le parc national Table Mountain aux environs du Cap, en Afrique du Sud
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© AFP

publié le jeudi 08 avril 2021 à 18h10

C'était un babouin tristement célèbre de la péninsule idyllique du Cap, à la pointe de l'Afrique du Sud: après de nombreux méfaits, le cambrioleur, aussi audacieux que multirécidiviste, a recruté une équipe. Et là, les autorités ont dit stop.

Le mâle dominant a été mis à mort jeudi matin, a annoncé la mairie du Cap dans un communiqué, affirmant qu'il avait été "euthanasié de manière humaine", avec l'assistance d'un vétérinaire.

Le babouin, fouilleur notoire de poubelles et chapardeur de nourriture laissée, même quelques instants, dans les jardins de maisons ou sur leurs terrasses avec vue sur l'océan, a terrorisé pendant des mois le petit hameau pittoresque de Smitswinkel Bay, l'un des tout derniers avant la pointe sud du continent. 

Installé dans le coin depuis 2018, après avoir laissé tombé son groupe d'origine qui opérait sur une route touristique voisine, il a commencé à s'attaquer à l'intérieur des maisons, vides ou même face à leurs habitants médusés, à partir de la deuxième moitié de l'an dernier. 

Ses larcins sont devenus de moins en moins subtils. Le babouin qui n'avait peur de rien s'est introduit "en zone urbaine" plus de 40 fois en cinq mois. En février seul, il a dévalisé dix maisons occupées, précise la ville du Cap dans son communiqué. 

Et son périmètre d'intervention s'est étendu sur plus de huit kilomètres. 

Des centaines de babouins, dont les zones d'habitation tendent à se réduire, vivent autour de la ville portuaire du Cap. Une présence jugée pénible en raison de leurs agressions pour se nourrir, contre des propriétés ou des touristes. 

Ces dernières semaines, un groupe dissident de femelles et de jeunes s'est acoquiné avec le babouin truand et les autorités ont dû intervenir, explique la ville, son comportement mettant tout le groupe en danger. 

Les gens du cru avaient fortifié leurs maisons de dispositifs anti-babouins, limité leurs déchets de nourriture et retiré leurs poubelles extérieures. Mais ils n'ont pas réussi à dissuader le gang.

"Malgré des dépenses supplémentaires et un engagement plus actif du village, notamment autour de la gestion des ordures, le babouin a continué à avoir des contacts, plus nombreux et plus significatifs, avec la population", regrette le communiqué.

Avec la mort de leur meneur, la ville espère que le groupe dissident de jeunes et de femelles retrouvera vite son habitat naturel. Et une vie plus normale. 

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