De "l'espionnage vert"? Le MI6 britannique surveille les plus gros pollueurs mondiaux

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Les services secrets britanniques ont révélé dimanche s'être lancés dans "l'espionnage vert", qui consiste à vérifier si les autres pays, et notamment "les plus gros pollueurs du monde", tiennent leurs engagements en matière de changement climatique
Les services secrets britanniques ont révélé dimanche s'être lancés dans "l'espionnage vert", qui consiste à vérifier si les autres pays, et notamment "les plus gros pollueurs du monde", tiennent leurs ...
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© AFP, Andrew Milligan, POOL

publié le dimanche 25 avril 2021 à 15h38

Les services secrets britanniques ont révélé dimanche s'être lancés dans "l'espionnage vert", qui consiste à vérifier si les autres pays, et notamment "les plus gros pollueurs du monde", tiennent leurs engagements en matière de changement climatique.

"Dans le domaine du changement climatique, où il faut que tout le monde s'engage et joue franc jeu, il faut parfois vérifier que c'est bien le cas", a expliqué dans une interview à Times Radio le chef du MI6 Richard Moore, dont la devise est "Faites confiance mais vérifiez". 

C'est pourquoi le renseignement extérieur britannique a commencé à "espionner les plus gros pollueurs du monde", a-t-il annoncé, estimant "évident" que son organisation allait soutenir ce qu'il estime être "le principal point de l'agenda de la politique étrangère internationale pour ce pays et pour la planète, à savoir l'urgence climatique". 

"Lorsque les gens prennent des engagements en matière de changement climatique, c'est peut-être à nous de nous assurer que ce qu'ils font réellement correspond à ce qu'ils ont signé", a ajouté celui qui est connu sous le nom d'agent "C".

Ces révélations interviennent quelques jours seulement après que le président américain Joe Biden a promis de réduire les émissions de gaz à effet de serre américaines de 50% à 52% d'ici 2030 par rapport à 2005, lors de son sommet virtuel sur le climat réunissant les principaux dirigeants mondiaux. 

S'il est cependant resté à ce stade évasif sur les moyens concrets d'y parvenir, cette annonce "change la donne" et pourrait donner le coup de fouet nécessaire aux négociations internationales, a estimé le Premier ministre britannique Boris Johnson. 

Lui-même avait annoncé mardi des réductions plus importantes que prévu des émissions de dioxyde de carbone du Royaume-Uni, soucieux de "relever le niveau" à quelques mois de la COP26 sur le climat qui sera organisée à Glasgow (Écosse).

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