Conflits et sécheresse: la famine a encore avancé

Conflits et sécheresse: la famine a encore avancé

L'intensification des conflits et la sécheresse persistante dans plusieurs régions du monde ont fait grimper à 124 millions le nombre de personnes jugées à la merci d'une famine en 2017

A lire aussi

AFP, publié le jeudi 22 mars 2018 à 11h37

L'intensification des conflits et la sécheresse persistante dans plusieurs régions du monde ont fait grimper à 124 millions le nombre de personnes jugées à la merci d'une famine en 2017, indique jeudi une estimation de l'ONU et de l'Union européenne.

Au premier rang des pays touchés par une situation de faim "aigüe", figurent des pays engagés dans des conflits ou en situation de "grave insécurité", comme "le Yémen, le nord du Nigeria, la RD Congo, le Soudan du sud et le Myanmar", souligne le "rapport mondial sur les crises alimentaires 2018" publié par l'Union européenne, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial des Nations unies (PAM).

Par ailleurs, en Afrique orientale et australe, la "sécheresse persistante a également joué un rôle majeur", souligne le rapport, "entraînant des réductions consécutives des récoltes dans des pays déjà confrontés à des niveaux élevés d'insécurité alimentaire".

En 2016, le même rapport avait estimé à 108 millions le nombre de personnes dans le monde confrontées à une insécurité alimentaire grave, et en 2015 à 80 millions.

Cette année, les conflits et l'insécurité resteront "probablement les principales causes de crise alimentaire", touchant l'Afghanistan, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, le nord-est du Nigeria, la région du lac Tchad, le Soudan du sud, la Syrie et le Yémen, ainsi que la Libye, et le Sahel central (Mali et Niger).

Selon le document, le Yémen continuera d'être "le pays confronté à la plus grande crise alimentaire au niveau mondial". La situation devrait même "se détériorer" en raison "de l'accès restreint, de l'effondrement économique et des épidémies", souligne le rapport.

En Afrique, l'impact de la sécheresse sur les cultures vivrières et le bétail augmentera aussi l'insécurité alimentaire dans les zones pastorales de la Somalie, le sud-est de l'Ethiopie, l'est du Kenya, ainsi que les pays d'Afrique de l'ouest et du Sahel, tels le Sénégal, le Tchad, le Niger, le Mali, la Mauritanie, et le Burkina Faso.

Seul répit, en Afrique australe, une amélioration est prévue grâce à l'augmentation de la production céréalière en 2017 et à la baisse des prix des denrées alimentaires.

"Nous avons une obligation morale de faire mieux, et nous avons les outils et le savoir pour y parvenir. Nous devons briser les murs qui séparent depuis trop longtemps les acteurs de l'aide humanitaire et ceux du développement", indique Antonio Guterres, le secrétaire général de l'Onu, cité dans le rapport.

Le service de gestion de commentaires évolue.

A compter du 29 mars, le Journal de Réactions et la publication de commentaires seront temporairement fermés.

Les discussions autour des sujets qui vous tiennent à cœur resteront prochainement possibles au travers d’un tout nouveau service vous permettant de réagir.

 
5 commentaires - Conflits et sécheresse: la famine a encore avancé
  • et cela n'ira pas en s'arrangeant : 1950...2,5 milliards d'habitants---1980...4,5 milliards---2000...plus de 6 milliards---2017...8 milliards et entre 10 et 11 milliards prévus pour 2050....croyez vous que notre terre va supporter cela longtemps ?

    Non , nous allons vers le déclin.

  • en France cette année il n y a pas de secheresse mais la famine a augmenté 5 ans gauche les resultat sont la

  • Les ventes d'armes aussi et par tous les pays .

  • ils sont des centaine de million sur le continent africain rien a manger et rien a boire trop de population

  • Ce qu'on appelle pudiquement la sécheresse, c'est le surpâturage, lui-même lié à la surpopulation.