Ciels roses : un phénomène spectaculaire notamment dû... au sable saharien

Ciels roses : un phénomène spectaculaire notamment dû... au sable saharien
Un coucher de soleil à Tours (illustration).

, publié le samedi 04 janvier 2020 à 15h00

Fin décembre, les rayons du soleil couchant ont traversé une masse de sable saharien présent sur l'océan Atlantique avant d'arriver à nos yeux. Ces particules désertiques ont absorbé les couleurs à faibles longueurs d'onde, comme les bleus et les verts, laissant la place aux roses.

Fin décembre, les amateurs ont pu d'observer de nombreux couchers de soleil teintant le ciel de multiples tons de rose, pour le plus grand bonheur des photographes.

La première explication de ce phénomène est tout simplement la météo, comme l'explique François Jobard, prévisionniste pour Météo France, dans les colonnes du Parisien.

En effet, la fin de l'année 2019 a été marquée par un temps dégagé. Or un temps sans nuage permet de voir... le ciel ! Et les couchers de soleil. De plus, en hiver, l'aube et le crépuscule ont lieu à des heures où beaucoup de Français sont dehors et peuvent donc regarder le ciel et apprécier les couchers de soleil, indique le prévisionniste. 



Autre explication : le sable saharien. La couleur du ciel dépend de la distance parcourue par les rayons du soleil. En plein jour, ces rayons traversent une fine couche d'atmosphère qui diffuse principalement les longueurs d'onde les plus courtes, c'est-à-dire les bleues et les violettes. Au lever et au coucher du soleil, les rayons parcourent un trajet au moins trois fois plus long. "En traversant cette couche composée d'azote, d'oxygène, mais aussi de poussières, de pollens et de différents autres polluants, la lumière du soleil se diffuse plus ou moins bien, il ne reste plus que les tons rouges", précise François Jobart au quotidien.

En ce qui concerne les couchers de soleil flamboyants, "l'explication est plutôt à chercher du côté d'un énorme panache de poussières désertiques en ce moment sur l'océan Atlantique", explique François Dulac, chercheur au Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement (LSCE). Le soir, les rayons du soleil couchant traversent cette masse de sable saharien qui remonte de la Mauritanie vers la Scandinavie, avant d'arriver à nos yeux. "Ces particules désertiques, plus que nos polluants atmosphériques, absorbent les couleurs à faibles longueurs d'onde, les bleus, les verts", indique le chercheur.
 

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