«Yomeddine», un lépreux «hobo» roi

«Yomeddine», un lépreux «hobo» roi
«Yomeddine», d'Abu Bakr Shawky.
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Libération, publié le jeudi 10 mai 2018 à 17h13

«Je suis un être humain», s'écrie dans une scène Beshay, homme au visage et aux mains mutilés par la lèpre. Un flash-back a montré le moment fatidique où ses parents l'ont abandonné enfant aux bons soins d'une léproserie, où il va passer toute sa vie. Il porte alors sur la tête la même cagoule que celle qu'arbore John Merrick dans Elephant Man de Lynch, lequel dans une fameuse scène hurle, acculé par la foule qui veut voir le monstre sous le sac de jute, hurle lui aussi qu'il est un homme et pas un animal.

Yomeddine est d'évidence nourri de ce cinéma des freaks, se rangeant à leur côté et regardant le monde de leur point de vue de parias et de perpétuels humiliés. C'est le premier long métrage d'A.B. Shawky, un jeune cinéaste égyptien formé à New York qui semble

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