William H. Gass de l'autre côté du «Tunnel»

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Libération, publié le jeudi 07 décembre 2017 à 19h56

«Parfois, il n'y a besoin de ne savoir rien d'autre que le fait qu'il pleut, même s'il se passe un milliard d'autres choses à côté. D'autres fois, il est nécessaire de rentrer dans chaque goutte de pluie. Et il arrive qu'une phrase ait besoin d'en faire autant.» Jusqu'à sa disparition, jeudi, à l'âge de 93 ans, on trouvait très peu d'opposants dans le monde plus farouche à l'écriture blanche que William H. Gass. Maniaque de Gertrude Stein et admirateur de Beckett, moderniste «tardif» sans équivalent au XXe siècle, il comparait le roman minimaliste à une «balade dans un cimetière avant qu'on y ait creusé la première tombe».

Au début des années 80, quand le gang des «postmodernistes», qui avait donné à la littérature américaine des années 60-70 tant de…

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