"Volontaire", un film sur le clash hommes-femmes dans l'armée

"Volontaire", un film sur le clash hommes-femmes dans l'armée
L'actrice Diane Rouxel au Festival de Deauville, le 10 septembre 2016
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AFP, publié le vendredi 01 juin 2018 à 08h08

Une femme dans un monde d'hommes: l'idée n'est pas nouvelle, mais dans "Volontaire", la réalisatrice et actrice Hélène Fillières tente de revisiter les relations entre genres dans un cadre imprégné de sexisme, celui de l'armée.

"Qu'est-ce vous cherchez à prouver? Vous voulez jouer aux bonhommes, c'est ça?", ironise le commandant Rivière, incarné par Lambert Wilson, face à Laure (Diane Rouxel) quand cette jeune recrue de la Marine française lui demande d'être enrôlée dans un stage réservé uniquement aux hommes.

Un peu fleur bleue, le film tisse une histoire d'amour entre ces deux protagonistes avec un chassé-croisé sentimental qui explore le féminin chez l'homme et le masculin chez la femme.

"D'abord réservée et frêle, l'expérience (de Laure) au sein de cette institution lui fait gagner en assurance et elle devient solide, forte et aguerrie, alors que l'homme mûr fait le trajet inverse", explique Hélène Fillières dans la présentation du film.

Au contact de cette jeune fille, le commandant ("C'est un mur, ce type", dit-on de lui), "il découvre et accepte sa part de fragilité, en se laissant gagner par ses émotions", ajoute l'actrice qui réalise son troisième film.

A l'heure du mouvement #MeToo et dans la foulée des scandales de harcèlement sexuel, le film avance une vision plus noble de la réalité.

Alors qu'il a toutes les chances pour harceler ou toucher l'aspirant, le commandant étouffe ses émotions et ne laisse rien paraître, le personnage étant aidé par le visage impassible de Lambert Wilson.

Wilson "dégage quelque chose d'insaisissable, voire impénétrable. Rares sont les acteurs français aussi peu +lisibles+", explique Hélène Fillières, qui s'est fait connaître dans la série "Mafiosa".

Le long-métrage, filmé à l'Ecole des fusiliers marins à Lorient, dans l'ouest de la France, a voulu être très proche de la réalité des entraînements au sein de la Marine. "La douleur est dans la tête", aboie un entraîneur tandis que les nouvelles recrues affrontent des cordes au-dessus d'un bassin d'eau et des murs à grimper.

"Je vous assure qu'en réalité, c'est encore plus difficile de ce qu'on voit dans le film, et cela dure deux mois à ce rythme avant de savoir si on est pris ou pas", explique le conseiller militaire du film et ex-capitaine de la Marine, Nicolas Gervais de Lafond.

"Volontaire" sort en salle mercredi.

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