Une commission parlementaire britannique propose une taxe contre les "fake news"

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Une commission parlementaire britannique propose de lutter contre les "fake news" en faisant payer une taxe aux entreprises de l'internet, comme Facebook
Une commission parlementaire britannique propose de lutter contre les "fake news" en faisant payer une taxe aux entreprises de l'internet, comme Facebook
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© AFP, JOSH EDELSON

AFP, publié le samedi 28 juillet 2018 à 15h44

Une commission parlementaire britannique propose de lutter contre les "fake news" en faisant payer une taxe aux entreprises de l'internet, comme Facebook, Google ou Twitter, et en les dotant d'un nouveau statut d'entreprise pour renforcer leur responsabilité.

"Nous faisons face à une crise quant à l'utilisation des données (sur internet) et la manipulation de nos informations personnelles", relève la Commission sur le numérique, la culture et les médias (DCMSC) de la chambre des Communes, dans un rapport à paraître dimanche mais ayant fuité sur internet.

"Dans ce monde numérique en rapide évolution, notre cadre juridique actuel n'est plus adapté", constate la commission, qui, au cours des derniers mois, a mené de nombreuses auditions pour prendre la mesure du phénomène des "fake news" et évaluer son impact sur les récents scrutins au Royaume-Uni.

"Malgré les inquiétudes, des compagnies comme Facebook ont facilité le travail des développeurs dans la récupération de données (d'utilisateurs) pour qu'elles soient utilisées sans leur consentement", souligne le président de cette commission, Damian Collins.

"Facebook, et les autres plateformes, doivent commencer à rendre des comptes", estime la commission, en émettant une série de recommandations au gouvernement britannique.

La DCMSC propose ainsi de  créer une "nouvelle catégorie d'entreprise" afin de "renforcer la responsabilité" de ess compagnies et d'éviter qu'elles ne s'y dérobent en affirmant n'être que des "plateformes" hébergeant des contenus.

Autre suggestion, la création d'un taxe, payée par ces mêmes entreprises, qui permettrait à la fois de muscler les moyens du régulateur britannique chargé de la protection des données personnelles, l'ICO, mais aussi de financer des programmes pour l'apprentissage de la culture numérique.

"La culture numérique devrait être le quatrième pilier de l'éducation, au même titre que la lecture, l'écriture et les mathématiques", avance la commission.

M. Collins reproche en outre aux entreprises concernées d'avoir voulu "brouiller les pistes" dans la manière dont elles ont répondu à la commission.

La commission demande "une fois de plus" au patron de Facebook Mark Zuckerberg de venir s'exprimer devant elle "pour répondre aux nombreuses questions auxquelles Facebook n'a pas répondu de manière satisfaisante jusqu'à présent". Invité une première fois en mars, le jeune milliardaire américain avait préféré envoyer un de ses adjoints.

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