Un vidéaste qui collaborait avec l'AFP tué au Yémen

Un vidéaste qui collaborait avec l'AFP tué au Yémen
De la fumée au-dessus de la base aérienne d'al-Dailamin à la suite d'une frappe aérienne de la coalition menée par l'Arabie saoudite, le 5 avril 2018 à Sanaa, au Yémen

AFP, publié le vendredi 13 avril 2018 à 22h47

Un photographe et vidéaste yéménite, Abdullah Al-Qadry, qui travaillait pour la chaîne de télévision Belqees et collaborait avec l'AFP, a été tué vendredi lors d'un bombardement dans le centre du pays, ont indiqué sa chaîne et plusieurs collègues.

Il était en mission pour Belqees quand il a été mortellement atteint, a indiqué la chaîne yéménite dans un communiqué.

Selon les mêmes sources, trois autres journalistes ont été blessés dans ce bombardement à Qaniyah (province de Baida), qui a été attribué par une source de sécurité yéménite aux rebelles Houthis.

Abdullah Al-Qadry a succombé à une grave blessure au cou, a indiqué un médecin de l'hôpital où il avait été évacué.

Agé d'une trentaine d'années, il était marié depuis un an et avait un enfant.

Des journalistes ayant travaillé avec lui ont loué son courage et sa détermination, en dépit des risques.

La localité de Qaniyah avait été reprise par les forces progouvernementales il y a deux jours et de violents combats se poursuivaient dans le secteur.

Un photographe yéménite de l'AFP, Saleh Al-Obeidi, avait été grièvement blessé en avril 2017 lors d'un bombardement par les rebelles près de Mokha (sud-ouest).

Au moins 15 journalistes ont été tués au Yémen depuis 2015, indiquait en mars le Comité pour la protection des journalistes (CPJ).

Le conflit au Yémen oppose depuis trois ans des forces progouvernementales, soutenues par l'Arabie saoudite et ses alliés, aux rebelles Houthis qui sont eux appuyés par l'Iran.

Les Houthis contrôlent notamment la capitale Sanaa.

Près de 10.000 personnes ont été tuées et plus de 54.000 blessées, dont de nombreux civils, dans cette guerre qui a provoqué, selon l'ONU, "la pire crise humanitaire au monde".

Le service de gestion de commentaires évolue.

A compter du 29 mars, le Journal de Réactions et la publication de commentaires seront temporairement fermés.

Les discussions autour des sujets qui vous tiennent à cœur resteront prochainement possibles au travers d’un tout nouveau service vous permettant de réagir.