Un squelette de dinosaure vendu plus de deux millions d'euros

Un squelette de dinosaure vendu plus de deux millions d'euros
Ce dinosaure est âgé de 150 millions d'années.
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leparisien.fr, publié le lundi 04 juin 2018 à 21h51

Estimé entre 1,2 et 1,8 million d'euros, le squelette de dinosaure d'une espèce inconnue a été acquis par un acheteur français lors d'une vente organisée lundi à la tour Eiffel, à Paris.

Adjugé, vendu ! Le squelette du dinosaure d'une espèce inconnue a été attribué lundi 4 juin à un acheteur français pour 1 580 000 euros, hors frais. Avec ces derniers, le prix s'envole à plus de deux millions d'euros.

« En 40 ans de carrière, je n'ai jamais fait une vente avec un seul lot », s'amuse Claude Aguttes, commissaire-priseur et responsable de la vente, organisée au premier étage de la tour Eiffel. Et la bataille a été rude. Trois acheteurs potentiels - dont deux par téléphone -, ont enchéri pendant une demi-heure pour obtenir le carnivore de 9 m de long pour 2,60 de haut.

« C'est une pièce unique. Je suis déçu de ne pas l'avoir obtenu », déplore cet acheteur suédois. Au cœur de la salle, l'imposant squelette découvert en 2013 dans le Wyoming (Etats-Unis) attire tous les regards.

Espèce âgée de 150 millions d'années

Mâchoire grande ouverte, griffes acérées, cette espèce inconnue âgée de 150 millions d'années est complète « au minimum à 70 % », tient à souligner Éric Mickeler. Cet expert en histoire naturelle en charge de l'événement précise qu'il s'agit d'un cas « extrêmement rare ».

Et qui dit pièce exceptionnelle, dit lieu prestigieux. « Le vendeur voulait un endroit marquant. Nous avons d'abord pensé au Grand Palais avant d'obtenir l'accord de la tour Eiffel », détaille l'expert.

Après étude, le squelette sera visible du public. Le Parisien/Philippe Lavieille

Et le carnivore partage plus d'un point commun avec la dame de fer. « Le petit clin d'œil est que l'armature qui permet de le faire tenir s'inspire de la technique Eiffel », pointe Éric Mickeler.

Estimé entre 1,2 et 1,8 million d'euros, le squelette sera visible par le public. « Il sera étudié un an et demi à deux ans avant d'être prêté à un musée », assure l'expert.

Des dons pour protéger les espèces animales menacées

De son côté, le vendeur du squelette, de nationalité britannique a prévu de faire un don de 20 000 euros à chacune des deux associations militant pour la protection d'espèces animales menacées.

« Il voulait à la fois un organisme pour la terre et pour la mer », explique Marianne Schoeller, représentante française du Ann van Dyk Cheetah Centre, un des organismes bénéficiaires. Ce dernier créé en 1971 et basé en Afrique du Sud consacre son activité à la conservation des guépards. La deuxième n'est autre que l'ONG Sea Shepherd fondée en 1977 par Paul Watson, qui œuvre pour la protection des océans.

« Si, dans le futur, nous ne voulons pas voir des squelettes de baleines disparues dans les musées, ne devons continuer à nous battre », conclut Laura Schaller, membre de la branche parisienne de l'ONG.

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