Un jour à Cannes: Nanni Moretti prophète footballistique, Murakami par Hamaguchi

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Adam Driver, Leos Carax et Marion Cotillardle 6 juillet 2021 à Cannes
Adam Driver, Leos Carax et Marion Cotillardle 6 juillet 2021 à Cannes
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© AFP, Valery HACHE

publié le dimanche 11 juillet 2021 à 20h00

Les prophéties cinématographiques et footballistiques de Nanni Moretti, Mia Hansen-Love inspirée par Ingmar Bergman, Murakami par Hamaguchi...: ce qui a marqué la sixième journée du 74e Festival, dimanche.        

Moretti ou le foot?

"On attribue à mes films des qualités prophétiques. Je savais pertinemment que le dimanche 11 juillet 2021, l'Italie serait engagée sur trois +piani+, sur trois niveaux" : à Wimbledon, où Matteo Berrettini affronte Novak Djokovic, "cinématographiquement avec Moretti à Cannes", et en soirée pour la finale de l'Euro de football! Bonne chance à tous!": l'italien Nanni Moretti, en quête d'une deuxième palme, est de retour en compétition avec "Tre Piani", histoires entremêlées dans un immeuble de Rome. Les festivaliers fans de foot invités à la projection officielle de 19H15, manqueront les premières minutes de la rencontre Italie-Angleterre dont le coup d'envoi devait être donné à 21H00...

Sean Penn éreinte Trump

"Obscène politiquement et humainement": l'acteur et réalisateur américain Sean Penn, de retour au Festival de Cannes avec "Flag Day" en lice pour la Palme d'or, a tiré à boulets rouges dimanche sur l'ex-président américain Donald Trump et sa gestion de l'épidémie de coronavirus. Pour l'acteur, "on avait vraiment l'impression que quelqu'un avec sa mitraillette, tirait sur les communautés les plus vulnérables depuis une tourelle installée à la Maison blanche".

Sharon Stone à l'amfAR

Sharon Stone comptera parmi les VIPs qui assisteront vendredi, près de Cannes, au gala de l'amfAR, l'association américaine de lutte contre le sida. La star hollywoodienne n'était pas venue depuis 2014. En raison du protocole sanitaire, 400 personnalités contre 900 habituellement, sont attendues pour les festivités en plein air dans le parc d'une villa d'Antibes. Alicia Keys chantera à l'issue de la vente aux enchères. Milla Jovovich, Nicole Kidman, Michelle Yeoh et Heidi Klum ont confirmé leur présence. En 27 éditions, le gala de l'amfAR organisé pendant le Festival de Cannes, a permis de récolter près de 198 millions d'euros pour la recherche. Le rond de serviette a été fixé à 11.000 euros.

Murakami par Hamaguchi 

Une nouvelle fois en compétition à Cannes, le Japonais Ryusuke Hamaguchi a dévoilé dimanche "Drive my car", un film à l'esthétisme éblouissant sur deux êtres hantés par le passé, poursuivant son exploration des sentiments amoureux. Adapté d'une nouvelle de Haruki Murakami, le film raconte l'histoire d'un acteur et metteur en scène de théâtre hanté par la mort de son épouse.

L'hommage de Hansen-Love à Bergman

En lice pour la Palme d'or, la Française Mia Hansen-Love signe "Bergman Island" avec Tim Roth et Vicky Krieps. L'histoire d'un couple de cinéastes qui part sur l'île de Faro, île fétiche du cinéaste suédois Ingmar Bergman, pour écrire chacun le scénario de son prochain film.

Buckley et Ben-Adir primés

L'actrice Jessie Buckley, 31 ans, ("Le Voyage du Dr Dolittle", "Un espion ordinaire", "The Lost Daughter"...) est la lauréate 2021 des Trophées Chopard, organisés avec le Festival de Cannes et récompensant des étoiles montantes du 7e art. L'acteur Kingsley Ben-Adir, 35 ans, ("Le Roi Arthur : La Légende d'Excalibur", "À ceux qui nous ont offensés", "The Passenger"...) a également été distingué par Jessica Chastain, marraine de l'édition 2021. Des jurés du 74e Festival - Mylène Farmer, Mélanie Laurent et Tahar Rahim -, la ministre de la culture Roselyne Bachelot et Elsa Zylberstein, membre du jury "Un Certain Regard", ont participé à la cérémonie, avant un dîner sélect conclu par un tour de chant de Clara Luciani.

Palmoscope

A mi-chemin de la compétition, "Annette" de Leos Carax et "Benedetta" de Paul Verhoeven sont les plus cités pour la Palme d'or, selon le panel de critiques internationaux du "palmoscope" de la revue Screen International. "Benedetta" a même délogé "Julie (en 12 chapitres)" du Norvégien Joachim Trier. "Tout s'est bien passé" de François Ozon prend la quatrième place du classement, devant "Le Genou d'Ahed" de l'Israélien Nadav Lapid et "Lingui" du Tchadien Mahamat-Saleh Haroun. "La Fracture" de la Française Catherine Corsini sur les déchirures de la société française, est le film le moins coté.

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