Un jour à Cannes: Bill Murray prend la pose, Jarmusch salue Romero

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L'équipe de "The Dead don't die" (Bill Murray, Chloe Sevigny, Jim Jarmush, Selena Gomez, Tilda Swinton et Sara Driver) pose au 72e festival de Cannes, le 15 mai 2019
L'équipe de "The Dead don't die" (Bill Murray, Chloe Sevigny, Jim Jarmush, Selena Gomez, Tilda Swinton et Sara Driver) pose au 72e festival de Cannes, le 15 mai 2019
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© AFP, CHRISTOPHE SIMON

AFP, publié le mercredi 15 mai 2019 à 19h38

La phrase, l'accessoire, l'anecdote... ce qui a marqué la deuxième journée de compétition du 72e Festival de Cannes, mercredi.

- La phrase

"Ça fait 20 ans qu'on est +gilets jaunes+", clame le réalisateur Français Ladj Ly, dont le premier film "Les Misérables", en compétition, dénonce la violence sociale dans les banlieues. Une violence qui fait écho selon lui à celle qui agite la France chaque samedi depuis des mois. Dans le film, c'est un tir de lanceur de balles de défense qui va précipiter l'explosion de la cité.

- L'hommage 

Avec "The Dead Don't Die", un film de zombies, le réalisateur américain Jim Jarmusch, qui a ouvert la compétition officielle la veille, a rendu hommage au maître du genre Georges Romero, auteur du film culte "La Nuit des morts-vivants". "C'est le premier film d'horreur que j'ai vu", a raconté Jim Jarmusch reconnaissant à Romero d'avoir "véritablement changé l'idée que l'on se fait des zombies et des monstres". Les monstres des films étaient traditionnellement une menace venant "de l'extérieur", alors qu'avec Romero "les zombies viennent de l'intérieur d'une société dont la structure s'effondre et qui sont aussi victimes", a souligné le cinéaste américain, dont le film critique la surconsommation et la catastrophe écologique à venir.

- La pose 

Chemisette orange, cheveux en bataille et yeux creusés : l'acteur Bill Murray qui campe un policier désabusé dans la film "The Dead Don't Die" s'est amusé à prendre la pose de façon outrancière devant les photographes lors du traditionnel "photocall". Adossé à un pupitre, jambe pliée à la manière d'un mannequin et bouche ouverte, l'acteur de se 68 ans se tortille provoquant, chose rare, l'applaudissement des photographes.

- Les Femmes

Interrogée en conférence de presse sur la sous-représentation des réalisatrices femmes dans la compétition (13 sur 51 dans la sélection officielle), l'actrice Tilda Swinton a estimé que "c'est par les écoles qu'il faut commencer" tout en rappelant qu'il y a des femmes qui font des films "depuis 110 ans". Il faut "acheter des places de cinéma pour aller voir des films réalisés par les femmes. Il y a beaucoup de réalisatrices aujourd'hui, il faut simplement qu'on en prenne conscience", a-t-elle conclu sous les applaudissements.

- La veste

Jean Dujardin, qui a fait l'ouverture de la Quinzaine des réalisateurs avec "Le Daim" de Quentin Dupieux, interprète un homme tombé amoureux fou de sa veste en daim. Veste légèrement revisitée pour l'occasion, que l'acteur oscarisé ne quitte pas de toute la conférence de presse.

- Le journal 

Le magazine Vanity Fair a lancé une édition quotidienne pendant le festival, diffusée à 10.000 exemplaires dans plus de 35 lieux officiels cannois.

- Le bijou

Le joaillier Chopard qui réalise les trophées remis lors de la cérémonie de clôture a présenté au Martinez la Palme d'or composée de 19 feuilles d'or 18 carats disposée sur un coussin de cristal de roche dont la valeur totale atteint 20.000 euros. Pas moins de 40 heures de travail sont nécessaires à cinq artisans bijoutier pour sa confection.

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