Tintin s'envole au musée Aéroscopia de Blagnac

Tintin s'envole au musée Aéroscopia de Blagnac
Blagnac (Haute-Garonne) le 28 mai. Le musée Aéroscopia accueille jusqu'au 10 janvier 2019, une exposition sur « Tintin et ses avions ».

leparisien.fr, publié le mardi 12 juin 2018 à 12h28

Près de Toulouse, le musée dédié à l'aéronautique accueille une exposition inédite sur la place des avions dans les aventures du célèbre reporter.

« Je n'avais jamais remarqué que les albums de Tintin comportaient autant d'avions, confie Christine, une touriste allemande, devant des numéros originaux du Journal de Tintin. On voit qu'Hergé vivait avec son temps et se documentait beaucoup pour dessiner les appareils ! » Jusqu'au 10 janvier 2019, le musée Aéroscopia à Blagnac (Haute-Garonne) accueille l'exposition « Tintin et ses avions ».

Sur les 24 albums du célèbre reporter, le lecteur croise une cinquantaine d'avions, souvent identifiables : un Boeing 707 dans « Vol 714 pour Sydney », un Douglas DC-6 dans « Objectif lune » ou encore un Avro 631 Cadet qui initie les Dupond et Dupont aux loopings dans « L'Ile noire »... Hergé s'est bien souvent inspiré de véritables appareils pour les aventures de son héros. Cette exposition inédite, intégrée au musée dédié à l'aéronautique, propose de découvrir des maquettes mises en parallèle avec des planches originales de ses BD.

Un véritable passionné

Hydravions, avions de chasse, avions de ligne, hélicoptères, Tintin et son fidèle Milou ont emprunté tout ce qui vole ! Hergé était un véritable passionné : « Hergé est né avec l'aviation, il a vécu tous les défis de l'époque, explique Fabienne Peris, responsable des collections d'Aéroscopia. Il y a une évolution de son trait simple au début à un trait clair, qui s'est enrichi au fur et à mesure. Dans les premiers albums de Tintin, Hergé se documentait peu. C'est à partir des années 1950, quand il s'est entouré d'une équipe, qu'il a commencé à avoir le sens du détail. »

Des pièces originales

Les pièces présentées au musée Aéroscopia sont originales : exemplaires du « Petit Vingtième », le supplément pour enfants du journal belge « Le Vingtième siècle » dans lequel est apparu pour la première fois le reporter à la houppette, premiers albums colorisés... Sur le grand balcon, le visiteur peut même admirer la table à dessin d'Hergé. Face au Carreidas 160 -- le triréacteur supersonique inventé par les équipes du dessinateur pour l'album « Vol 714 pour Sydney » --, Marie, une Belge en vadrouille dans la Ville rose, semble bluffée. « Il ressemble au Concorde alors que le premier vol de ce dernier n'aura lieu qu'un an plus tard, s'étonne-t-elle. Les dessins sont extrêmement précis, avec cette coupe du Carreidas comme dans l'industrie aéronautique. »

L'exposition s'achève sur une gigantesque fresque représentant l'aéroport de Genève, dessiné par Hergé dans « L'Affaire Tournesol », où Tintin attend l'atterrissage d'un Airbus A320, signe de l'évolution commerciale de l'aviation.

Cerise sur le gâteau, du 10 juillet au 21 août, le musée Aéroscopia organise plusieurs soirées dédiées à Tintin pour profiter en famille d'animations originales sur les traces du globe-trotter infatigable.

«Tintin et ses avions», musée Aéroscopia à Blagnac (Haute-Garonne), jusqu'au 10 janvier 2019.

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