Programme TV du dimanche 3 juin : notre sélection

Programme TV du dimanche 3 juin : notre sélection
Pas une image de synthèse dans ce «Top gun» diaboliquement goupillé, où les avions de chasse F-14, truffés de caméras embarquées, se retournent réellement en plein ciel.
A lire aussi

Le Parisien, publié le dimanche 03 juin 2018 à 11h59

Si vous ne l'avez pas encore vu, c'est le moment  de vous envoler avec le beau Tom Cruise ce samedi soir sur  TF1. Sinon, vous pouvez également perdre la tête avec Liam Neeson ou vous plonger dans les secrets de famille...

ACTION. L'envol de Tom Cruise

21 heures. 6 Ter. S'il fallait expliquer à un extraterrestre, ou à un jeune, la source du mythe Tom Cruise, elle se trouve là, dans «Top Gun». Tom Cruise, ses Ray-Ban et son chewing-gum, son mélange de morgue et de douceur, sa moto conduite sans casque et son rôle de pilote de chasse casse-cou qui glamourisera à jamais la profession, suscitant un boom des candidatures à l'US Navy à la sortie du film, en 1986. Pas une image de synthèse dans ces cent dix minutes diaboliquement goupillées, où les avions de chasse F-14, truffés de caméras embarquées, se retournent réellement en plein ciel. Pas un baiser de cinéma qui égale le légendaire french kiss en ombres chinoises de Cruise et de sa partenaire Kelly McGillis.

Maintes fois annoncée, la suite du film n'a toujours pas vu le jour, et c'est tant mieux. Comme ça, un chapitre de l'histoire du cinéma reste intact.

NOTE DE LA REDACTION : 5/5

«TOP GUN», film d'action américain de Tony Scott (1986), avec Tom Cruise (photo), Kelly McGillis... (1h50)

COMÉDIE. Gare à l'ourson déjanté !

(PHOTO/COPYRIGHT UNIVERSAL PICTURES)20h55. TFX. Il fallait y penser : «Ted» conte la relation entre un gros ours en peluche, ordurier et politiquement incorrect, et un jeune quadra qui va retomber en enfance. Le Ted du titre, c'est donc le nom du nounours que John, un enfant solitaire, reçoit en cadeau à 8 ans. Très vite, il va devenir son meilleur ami. Au point qu'un soir d'orage, le voeu du petit garçon est exaucé : Ted se transforme en être vivant et se met à parler. Des années plus tard, John (interprété par Mark Wahlberg) et Ted sont toujours inséparables. Mais le nounours a bien changé. Il fume des joints, boit des bières, joue à la PlayStation. Mieux encore, il conduit, ne cesse de prononcer des grossièretés et convie des call-girls à la maison quand John et sa petite amie sont absents. Jusqu'au jour où le nounours finit par devenir le pire ennemi du jeune couple : «J'ai besoin d'un homme, pas d'un petit garçon avec sa peluche», lance sa fiancée à John...

Ce scénario malin et drôle permet au comédien et réalisateur Seth MacFarlane, qui double la voix de la peluche en VO (JoeyStarr en version française), d'évoquer des thèmes comme la maturité et la confusion des rôles entre enfants et adultes. Il ne prend pas de gants pour balancer des blagues souvent trash, dont personne ne sort indemne. Quant à l'acteur Mark Wahlberg, il s'était battu à l'époque pour décrocher le rôle. Il avait eu raison. «Ted» demeure l'un des plus gros succès de sa carrière, avec 215 M$ de recettes aux Etats-Unis et 1,5 million d'entrées en France. Le film a d'ailleurs donné lieu à une suite en 2015.

NOTE DE LA REDACTION : 4/5

«TED»comédie américaine de Seth MacFarlane (2012), avec Mark Wahlberg (photo), Mila Kunis, Giovanni Ribisi, Norah Jones...(1 h 47)

THRILLER. Liam Neeson perd la tête

(PHOTO/DARK CASTLE/JAY MAIDMENT)21 heures. TF 1. Le professeur Martin Harris se rend à Berlin avec sa femme pour une conférence. Il prend un taxi mais va être victime d'un accident. Il se réveille à l'hôpital. Quand il retourne à l'hôtel, sa femme prétend ne pas le connaître et se trouve au bras d'un homme qui assure être le vrai Martin Harris... Ce thriller, adapté du roman «Hors de moi» de Didier van Cauwelaert, rappelle un peu la saga « Jason Bourne ». Rien de très innovant, mais le film repose sur un Liam Neeson toujours en forme, des décors berlinois chargés d'histoire, des scènes d'action spectaculaires et un dénouement surprenant.

NOTE DE LA REDACTION : 3/5

«SANS IDENTITÉ», thriller franco-germano-britannique de Jaume Collet-Serra (2011), avec Liam Neeson (photo), Diane Kruger... (1h53)

DRAME. Secret de famille

(PHOTO/UGC INTERNAT/THIERRY VALLETOUX)21 heures. TF 1 Séries Films. Dans les années 1950, le jeune François, timide et solitaire, est le fils unique d'une mère nageuse, qui le chouchoute, et d'un père lutteur taciturne. Il se sent seul et s'invente alors un frère imaginaire qui le console d'une vie tourmentée. Le jour de ses 15 ans, la nounou révèle à l'adolescent un bouleversant secret : sa famille est juive, il a bien eu un frère, avant guerre, qui est mort en déportation avec la mère de celui-ci... Adapté par le réalisateur de « Garde à vue » d'un roman de Philippe Grimbert, « Un secret » fait le lien entre le présent - la France des congés payés - et le passé dramatique - la montée du nazisme, la traque des juifs et la déportation. Ce film intense et bouleversant, qui glisse lentement du mélo à la tragédie, offre à Patrick Bruel l'un de ses plus grands rôles.

NOTE DE LA REDACTION : 4/5

«UN SECRET», drame psychologique français de Claude Miller (2007), avec Patrick Bruel (à droite), Cécile de France (à gauche), Ludivine Sagnier, Julie Depardieu, Mathieu Amalric... (1h40)(PHOTO PROD)

DOCUMENTAIRE. Clairefontaine, L'enfer

 

(PHOTO/MAXIMAL PRODUCTIONS)21 heures. Canal +. Sélectionneurs, c'est comme Premier ministre, un poste qui ne se refuse pas. Même le grand Michel Platini confie n'avoir eu que dix secondes pour accepter. Et il ne pouvait pas refuser. Après, le monde bascule. On devient la cible de 60 millions de sélectionneurs amateurs. «Quand on gagne, c'est quand même une belle vie. Mais ça n'arrive pas souvent», se souvient avec malice Michel Hidalgo. On attribue les victoires aux joueurs... et aux entraîneurs les défaites. Pour ce documentaire, cinq anciens (Michel Hidalgo, Michel Platini, Gérard Houllier, Raymond Domenech -- photo -- et le regretté Henri Michel, décédé le mois dernier) reviennent sur leur expérience à la tête des Bleus. Tous fustigent la pression des médias. Le plus intéressant est leur analyse du management d'une équipe, la causerie d'avant-match, la gestion des ego. Et bien sûr, les coachs analysent les belles victoires des Bleus mais aussi les défaites cuisantes...

NOTE DE LA REDACTION : 4/5

«SÉLECTIONNEURS», documentaire français de Renaud Saint-Cricq (1 h 22)

 

Le service de gestion de commentaires évolue.

A compter du 29 mars, le Journal de Réactions et la publication de commentaires seront temporairement fermés.

Les discussions autour des sujets qui vous tiennent à cœur resteront prochainement possibles au travers d’un tout nouveau service vous permettant de réagir.