"Les cinémas pas essentiels"? Mathieu Kassovitz est "un imbécile", estime Charles Berling

"Les cinémas pas essentiels"? Mathieu Kassovitz est "un imbécile", estime Charles Berling
Charles Berling, le 23 mai 2016 à la cérémonie des Molières.

, publié le samedi 12 décembre 2020 à 09h59

L'acteur et directeur de théâtre, qui a déposé un recours devant le Conseil d'Etat pour la réouverture des salles, a qualifié de "totalement idiots" les propos de son confrère, qui avait assuré la veille sur BFMTV que les salles de cinéma n'étaient "absolument pas essentielles".




Alors que le nombre de cas positifs quotidiens de contamination par le Covid-19 stagne autour de 10.000 par jour, bien loin des 5.000 cas espérés par Emmanuel Macron, l'exécutif a décidé cette semaine de moins alléger que prévu le déconfinement du 15 décembre, en repoussant notamment la réouverture des salles de cinéma, théâtre et musées. 

Une décision qui ne passe pas auprès des professionnels, mais soutenue par Mathieu Kassovitz. "On est dans une pandémie mondiale, des gens qui meurent, un problème qu'on maitrise pas.

L'ouverture des salles de cinéma et des musées est le dernier problème qu'on devrait avoir", a estimé jeudi soir 10 décembre sur BFMTV l'acteur et réalisateur de "La Haine". "Excusez-moi mais ce n'est pas essentiel dans la situation dans laquelle on est. Ce n'est absolument pas essentiel. Vous avez la télé, vous pouvez très bien regarder des films à la maison, vous avez des livres à la maison", a-t-il insisté, regrettant un "ego mal placé". 



"C'est un imbécile", a rétorqué vendredi soir sur Europe 1 Charles Berling, qualifiant ce point de vue de "totalement idiot". "Il est dans son canapé à regarder des séries. C'est possible de faire ça, mais on peut aussi penser que la culture et la création française, ce n'est pas juste de rester sur son canapé et regarder un écran", s'est-il agacé.

Un recours devant le Conseil d'Etat

Le comédien et directeur de la Scène nationale Châteauvallon-Liberté à Toulon prépare par ailleurs un recours en référé-liberté avec le soutien de nombreux professionnels pour demander la réouverture au plus vite des salles. "Nous saisissons le Conseil d'Etat parce que nous sommes lésés", a-t-il expliqué sur France Culture, dénonçant une "profonde inéquité dans cette décision". 

"On ne peut pas rester les bras croisés, voir les rues, les commerces, les centres commerciaux bourrés de gens. Et tout d'un coup, quelqu'un a toute la faute sur lui et doit rester fermé. Ce sont les théâtres et les cinémas. C'est une plaisanterie !", s'est-il emporté. 

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