Laurent Gerra fête "sans modération" trente ans de carrière

Laurent Gerra fête "sans modération" trente ans de carrière

L'humoriste français Laurent Gerra, au Festival de Deauville, le 8 septembre 2016

A lire aussi

AFP, publié le jeudi 04 janvier 2018 à 08h50

Parmi les humoristes préférés des Français, digne héritier de Thierry le Luron pour sa propension à l'irrévérence, Laurent Gerra fête un double anniversaire, ses 50 ans et ses 30 ans de carrière, avec une grande tournée "pour rire et surtout pas se prendre au sérieux".

Après six dates à l'Olympia fin décembre, l'imitateur révélé en 1991 par Jacques Martin avant d'être propulsé par Michel Drucker, a choisi de retrouver dès février les scènes parisiennes de ses débuts, du Don Camillo au Théâtre des 2 Ânes, en passant par le théâtre Dejazet, haut-lieu historique des artistes libertaires.

En mai et juin, après une quarantaine de dates en régions, Laurent Gerra retrouvera le Casino de Paris, le Palais des Sports et le Palais des Congrès. En novembre, l'humoriste a fêté aussi sa 2.500e chronique sur RTL qui réunit chaque jour près de 2 millions d'auditeurs, selon Médiamétrie. 

"Depuis mes débuts, je mesure la chance inouïe que j'ai eue en réalisant un rêve d'enfant: monter sur les planches pour amuser la galerie avec une liberté totale, pour rire et surtout pas se prendre au sérieux", confie à l'AFP Laurent Gerra.

"Retourner dans les petites salles qui m'ont vu naître est un clin d'oeil au public à qui je dois tout", ajoute l'imitateur, lauréat 2004 du Prix Alphonse Allais.

Pour son jubilé, Laurent Gerra signe un spectacle inédit, "Sans modération", où l'on retrouve ses cibles préférées, puisées autant dans la politique, le spectacle et les médias. Au total, 72 imitations vocales et physiques, souvent bluffantes.

Doté de cordes vocales asymétriques, Laurent Gerra s'est distingué dès l'âge de 5 ans, en 1972 lors d'une fête de village, avec l'imitation de Michel Sardou sur "Les Bals populaires".  

- "Humour gaulois" -

Chansonnier dans l'âme, ce Lyonnais d'adoption devenu scénariste d'un album de Lucky Luke, l'un de ses héros, pratique volontiers la gaudriole et l'humour grivois.

"C'est tellement assumé! Je reste dans la tradition de l'humour gaulois. Et puis, c'est bon d'entendre le public lancer des +Oh!...+, faussement gênés. Le public sait ce qui l'attend", estime-t-il. "Avec Jacques Martin, j'ai appris l'irrévérence. Michel Drucker m'a apporté la rigueur et surtout garder les pieds sur terre".

Sur scène, Laurent Gerra dégomme toujours à tout-va. Dès le lever de rideau, il annonce la couleur avec la voix de Renaud: "A 50 ans, toujours vivant, toujours debout. Animateurs tordus, chanteurs décérébrés, politiques mal barrés, dites à ces enfoirés que je vais les imiter!"

Il imagine Nicolas Sarkozy en retraité devant la télé et François Hollande en pêcheur à la ligne. Quant à Emmanuel Macron, Laurent Gerra en fait un jeune candidat de L'Ecole des Fans.

"Je suis en CP, en cours de présidence... Ma copine, c'est la maîtresse!", dit l'enfant qui choisit une chanson pleine de promesses: "On ira tous au paradis".

Au passage, Laurent Gerra brocarde Laurent Ruquier, Patrick Sébastien, Marc-Olivier Fogiel et Jean-Luc Mélenchon sur un tube de Dick Rivers revu et corrigé: "L'élection, tu l'as eue dans l'oignon, tu as beau râler, éructer. C'est Macron pour de bon!"

En clone de Fabrice Luchini, l'imitateur dénonce les réseaux sociaux à la façon de La Fontaine: "Bonjour, Monsieur le bobo. Si vos valeurs se rapportent à votre Twitter, vous êtes le vrai geek des hôtes de Facebook. Je ne suis pas follower, je dois être plouc!"

Quant à Jack Lang, parmi ses imitations les plus célèbres, Laurent Gerra lui fait présenter un défilé de mode islamique, raillant notamment le niqab: "On ne sait jamais quelle femme on va trouver dessous. Si ça se trouve, c'est une bombe!" Les rires fusent de plus belle.

Avec la voix de Depardieu, l'humoriste fustige aussi le Festival de Cannes, "là où l'on trouve génial un cinéaste afghan qui a filmé à la bougie son troupeau de chèvres en pleine crise de flatulences".

Avant les rappels, le transformiste vocal n'oublie pas de rendre un tendre hommage à Johnny Hallyday qui, en 2000, l'avait invité au Parc de Sceaux pour un duo d'anthologie sur "Gabrielle".

 
11 commentaires - Laurent Gerra fête "sans modération" trente ans de carrière
  • avatar
    [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

avatar
[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]