La Grèce demande au Louvre le prêt d'un morceau de frise du Parthénon

La Grèce demande au Louvre le prêt d'un morceau de frise du Parthénon
Une magnifique pleine lune éclaire le Parthénon, à Athènes

AFP, publié le samedi 24 août 2019 à 11h46

La Grèce a demandé à la France de lui prêter un morceau de frise du Parthénon actuellement au Louvre, à l'occasion des célébrations du bicentenaire de son indépendance en 2021, a déclaré à l'AFP un responsable grec.

"Il y a une proposition (en vue d'obtenir ce prêt) de la partie grecque et elle est examinée de façon positive", a-t-il expliqué, parlant sous réserve d'anonymat. "Les détails vont être mis au point par les ministères de la Culture des deux pays. Il s'agit d'un échange provisoire", a-t-il précisé.

Ce prêt a été évoqué au cours de la rencontre jeudi à Paris entre le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et le président français Emmanuel Macron, selon l'agence de presse grecque ANA.

La frise, datant du Ve siècle av. J-C, dépeint une scène d'une bataille mythique entre les centaures et les hommes.

En échange, la Grèce prêtera au Louvre une collection de bronzes anciens, toujours selon ANA.

Le morceau de frise, a précisé le Louvre, avait été trouvé au pied du Parthénon en 1788 par Louis François Sébastien Fauvel, un diplomate français et archéologue amateur.

Aux côtés de la Grande-Bretagne et de la Russie, la France a vaincu les forces ottomanes au cours d'une bataille navale décisive à Navarino en 1827, dans la guerre pour aider la Grèce à reprendre son indépendance.

Par la suite, les trois puissances ont été très présentes dans la politique grecque pendant les décennies qui ont suivi l'indépendance.

Le British Museum, à Londres, détient une collection beaucoup plus importante de frises du Parthénon, détachées du monument et emportées en 1806 par Lord Elgin, alors ambassadeur britannique à la cour ottomane et passionné d'art grec.

Grassement payés, les dirigeants ottomans en Grèce lui avaient accordé la permission de les emporter. La Grande-Bretagne considère donc qu'elles ont été légalement achetées.

Athènes, qui argue que la permission en question a été accordée par l'occupant et non par la Grèce, demande depuis deux siècles leur retour en Grèce, mais le British Museum a toujours refusé.

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