Kupka, l'avant et l'abstrait

Kupka, l'avant et l'abstrait

«Les Touches de piano. Le Lac», 1909.

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Libération, publié le dimanche 08 avril 2018 à 18h10

Au début du siècle dernier, un peintre tchèque nommé Kupka, âgé de 30 ans et vivant pauvrement à Paris, aime aller voir les singes au Jardin des Plantes. C'est un passe-temps métaphysique et antisocial.

Il transforme les éminents quadrupèdes en rois d'opérette, en lutteurs féroces. Une guenon satisfaite est recouverte de tulle. C'est peut-être la femme d'un notable. Kupka projette l'animal sur lui, c'est la vie intérieure du second qu'on voit. Bientôt celui-ci enverra les hommes dans les tranchées. En 1902, Kupka peint une gouache sur carton d'une violence merveilleusement hideuse, Anthropoïdes. Deux singes humanisés se ceinturent violemment dans un paysage de rochers et de mer, l'un roux et l'autre brun, sous le regard narquois et stupide d'une femelle blonde,…

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