Katy Perry en a mis plein la vue

Katy Perry en a mis plein la vue
Paris, le 29 mai. Katy Perry sur la scène de l'AccorHotels Arena.
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leparisien.fr, publié le mardi 29 mai 2018 à 23h28

La star américaine était à Bercy pour le 1er de ses deux concerts parisiens. Un show aussi spectaculaire que savoureux.

Un oeil nous regarde. Immense. Impressionnant. Intimidant. Il bouge. De gauche à droite. De haut en bas. Écran géant qui sert de fond de scène à Katy Perry pour le premier de ses deux concerts à Bercy ce mardi soir. Un clin...d'oeil à la pochette de son dernier album «Witness», superproduction électro pop savoureuse que l'on a régulièrement écouté au fil des mois, comme on s'enfile un paquet entier de sucreries. Plaisir coupable. Et alors? Il n'y a pas de mal à se faire du bien.

« L'existence est une forme de rebellion » annonce un slogan sur cette pupille écran, en guise d'introduction d'un show énorme dès son entrée en scène. La chanteuse américaine debarque perchée sur une étoile géante, suspendue à un fil alors qu'une impressionnante vidéo vient de faire décoller l'Accor Hotels Arena dans l'espace.

Katy Perry à Bercy, un show énorme./LP / Olivier Lejeune

« C'est pas possible », dira quelques minutes plus tard la star en français. Ce soir tout est possible avec elle: s'entourer de cyclopes géants pendant « Chained to the rhythm », s'asseoir sur un banc en lévitation à 5 mètres du sol le temps de « Teenage Dream », faire danser d'immenses flamants roses articulés au son de « Hot'N'Cold », se lancer dans une chorégraphie avec un requin trop sympa, à la fin de « California Gurls », planer au dessus du public sur Saturne le temps de « Wide awake ». Et même créer un vrai moment d'émotion intime, un drapeau francais à la main, sur « Into me you see ». Le tout entouré de musiciens qui semblent être en pyjama et d'une flopée de danseurs qui se changent à la vitesse de l'éclair.

Trop sérieux s'abstenir. Katy Perry s'amuse et nous avec. Elle essaie de dire quelques mots en français, chante vraiment, met du rose, du bleu ciel, du jaune fluo dans ses tubes chewing-gum, fait jouer du piano géant à son copain requin, jacasse sans se demander si tout ça n'est pas un trop. Certes, mais tellement savoureux.

Un écran géant sert de fond de scène./LP / Olivier Lejeune

Et puis, l'artiste a assez de tubes pour relancer la machine en quelques secondes : « I kissed a girl » avec des lèvres géantes qui finissent par l'avaler, « Swish swish » où elle fait monter sur scène une fan pour un combat de paniers de basket géants avant « Roar », accompagnée d'une imposante tête de lion et le bien-nommé « Firework » en guise de bouquet final chanté au milieu du public portée par une main articulée. Ou comment repenser un concert demesuré comme du pur divertissement convivial. Sans se poser des questions.

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