Jeu vidéo : les robots se rebellent dans «Detroit : Become Human»

Jeu vidéo  : les robots se rebellent dans «Detroit : Become Human»
« Detroit : Become Human », un nouveau jeu vidéo qui met en scène des androïdes, des robots à visage humain.
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leparisien.fr, publié le dimanche 03 juin 2018 à 12h45

« Detroit : Become Human », le petit nouveau qui pousse encore un peu plus loin le concept du jeu vidéo à choix multiples.

Jeu vidéo cinématographique, ou long-métrage interactif ? La question revient à chaque nouvelle production. Après Heavy Rain (2010) et Beyond : Two Souls (2013), voici Detroit : Become Human, qui pousse encore un peu plus loin le concept du jeu vidéo à choix multiples, marque de fabrique de David Cage, créateur de Quantic Dream.

Le titre, disponible depuis quelques jours sur Playstation 4, nous plonge dans un univers futuriste - la ville de Detroit en 2038 - où les androïdes, ces robots à visage humain, sont devenus légion et chargés des tâches les plus diverses. Nous voici, alternativement, dans la «peau» de trois d'entre-eux : Kara, femme de ménage chez un drogué maltraitant sa fille, Marcus, robot à tout faire d'un peintre vieillissant, et Connor, négociateur pour la police.

GL Detroit 1 - jeuxvideo.com

Ils se rebellent pour échapper à leur condition de robot

Pas de linéarité dans l'histoire de ces personnages qui, au fil de l'aventure et grâce à une intelligence artificielle leur permettant de ressembler de plus en plus aux humains, se rebellent pour échapper à leur condition de robot. Chacune des décisions que le joueur prend au fil du scénario - « je dialogue ou j'agis ? », «je prend à droite ou à gauche ? », « je fonce ou je prend mon temps ? » - change la donne et l'issue de chaque chapitre, jusqu'à donner une saveur particulière et personnalisée à l'ensemble de l'aventure.

En misant sur une anticipation pas aussi fictionnelle qu'elle en a l'air, le jeu pousse aussi à la réflexion, certes pas nouvelle, sur la place de plus en plus importantes des machines dans nos vies quotidiennes. Ovni ludique dans la production actuelle qui se concentre massivement sur l'action multijoueurs en ligne, Detroit se «joue» comme on lisait ces livres « dont on est le héros », ou plutôt comme si on devenait acteur du film que l'on regarde. Avec une subtilité accrue servie par une qualité graphique digne du cinéma et, surtout, une richesse scénaristique promettant plus de 3 000 variantes différentes. De quoi faire naître l'envie de rejouer encore et encore une partie ou un chapitre ,pour le seul plaisir d'en avoir - croit-on, la maîtrise totale.

« Detroit : Become Human » (Quantic Dream / Sony), 55 € sur console Playstation 4.

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