Jalal Mansur Nuriddin : mort d'un prophète du ghetto

Jalal Mansur Nuriddin : mort d'un prophète du ghetto
Jalal Mansur Nuriddin, à Londres, le 12 septembre 1984.

Libération, publié le mercredi 06 juin 2018 à 15h24

«Wake Up, Niggers !» C'est par ce cri, comme un appel à se remettre debout, que Jalal Mansur Nuriddin fit son entrée dans le monde magique du disque au tournant des années 70, avec un album totémique produit par Alan Douglas : The Last Poets, trois poètes et un percussionniste posant au milieu des poubelles new-yorkaises.

A l'époque, le natif de Brooklyn (en 1944, à Fort Greene) se faisait appeler Alafia Pudim, mais il avait déjà le verbe acéré, et un caractère bien tranché. Celui qui plus que tous incarnera parfaitement la conjonction entre les revendications des Black Panthers et Black Muslims était déjà passé par la case prison, notamment pour avoir refusé les honneurs au drapeau américain lorsqu'il avait intégré un régiment de parachutistes en partance pour

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