Grève pour un reporter licencié: des programmes de France 3 perturbés

Grève pour un reporter licencié: des programmes de France 3 perturbés
Des programmes d'information de France 3 ont été perturbés mercredi, en raison d'un appel à la grève lancé par plusieurs syndicats de France Télévisions pour protester contre le licenciement d'un journaliste de la chaîne
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AFP, publié le mercredi 04 avril 2018 à 20h41

Des programmes d'information de France 3 ont été perturbés mercredi, en raison d'un appel à la grève lancé par plusieurs syndicats de France Télévisions pour protester contre le licenciement d'un journaliste de la chaîne, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Dans plusieurs régions, dont la Haute-Normandie, le Centre et Provence-Alpes, les éditions régionales du journal de la mi-journée de France 3 n'ont pu être diffusées et ont été remplacées par un programme national. Le JT national de 12H30 a également été légèrement perturbé et tourné sur un plateau plus petit.

5,58% des salariés de France Télévisions ont fait grève, a précisé à l'AFP la direction du groupe.

Les syndicats SNJ, CFDT, CGT et FO de France Télévisions avaient appelé les salariés du groupe public à cesser le travail ce mercredi, pour que "la direction annule le licenciement prononcé contre Jean-Marc Pitte" en février.

Ces organisations ont réitéré leur demande ce mercredi à la direction, lors d'un comité central d'entreprise. "Tous, nous considérons que ce licenciement est abusif", a notamment plaidé le SNJ, selon un communiqué.

Selon ces syndicats, M. Pitte, grand reporter et ancien président de la Société des journalistes de la rédaction nationale de France 3, affecté à France 3 Rouen, a été licencié sans "motifs valables", les raisons invoquées étant une "entorse supposée au Code de la route" (le passage d'une barrière), accompagnée d'une "controverse avec son rédacteur en chef".

Jean-Marc Pitte, 53 ans, a indiqué mardi lors d'une conférence de presse au siège du groupe avoir eu de "mauvaises relations" avec sa rédaction en chef à Rouen, mais il dénonce aussi la pression de "notables locaux" sur sa direction, qui aurait mené à son éviction.

S'il n'est pas réintégré, le journaliste compte lancer des procédures devant les prud'hommes de Rouen mais aussi au pénal contre France Télévisions.

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