"Everybody Knows", un drame familial signé Farhadi pour ouvrir le Festival de Cannes

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Les acteurs espagnols Javier Bardem et Penelope Cruz, au Festival du film de Venise, en Italie, le 06 septembre 2017
Les acteurs espagnols Javier Bardem et Penelope Cruz, au Festival du film de Venise, en Italie, le 06 septembre 2017
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© AFP, Filippo MONTEFORTE
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AFP, publié le mardi 08 mai 2018 à 12h16

Avec "Everybody Knows" ("Todos lo saben"), premier film non anglophone ou francophone à faire l'ouverture du Festival de Cannes depuis 2004, l'Iranien Asghar Farhadi signe un thriller psychologique réunissant Javier Bardem et Penélope Cruz autour d'un drame familial.

Dans ce film tourné en Espagne et en espagnol, en lice pour la Palme d'or, le réalisateur doublement oscarisé d'"Une Séparation" et du "Client", qui aime disséquer les relations humaines et sociales, suit à nouveau des personnages placés au coeur de conflits moraux et familiaux qui les déstabilisent.

Penélope Cruz y incarne Laura, partie vivre en Argentine avec son mari Alejandro (Ricardo Darin). Elle revient avec ses deux enfants dans son village d'Espagne pour le mariage de sa soeur, et y retrouve Paco (Javier Bardem), son ami d'enfance et ex-petit ami. Elle va devoir faire face à un événement tragique et inattendu, la disparition de sa fille, qui fait resurgir leur passé commun.

"C'est le personnage le plus difficile que j'aie eu à jouer jusqu'ici, car pendant les trois quarts du film, elle est complètement désespérée", a confié Penélope Cruz dans un entretien à quelques journalistes dont l'AFP. "C'était un défi tous les jours", a ajouté l'actrice espagnole de 44 ans.

L'idée du film, dont le récit progresse finement par petites touches, a commencé à germer dans l'esprit d'Asghar Farhadi il y a longtemps. "J'étais il y a quinze ans en voyage dans le sud de l'Espagne avec ma famille, et nous avons vu des affiches sur les murs qui signalaient la disparition d'un enfant. C'est quelque chose qui m'a marqué, qui est resté comme une histoire potentielle", a raconté à l'AFP le réalisateur de 45 ans, habitué de la Croisette.

"C'est après +Une séparation+ (2011) que j'ai su que je ferai ce film-là, mais je ne savais pas encore quand. Et c'est seulement après +Le Passé+ (2013) qu'on a vraiment commencé à lancer le développement du projet avec un producteur", ajoute-t-il.

Après "Le Passé" réalisé en France, Asghar Farhadi, qui tourne une nouvelle fois à l'étranger, explique avoir fait plusieurs voyages en Espagne et s'être imprégné de culture espagnole pour ce nouveau film.

"Travailler à l'étranger, ça constitue un défi, mais qui a un intérêt pour moi. C'est important de sortir de ma zone de confort", souligne le cinéaste, qui dit "avoir eu à coeur d'éviter" de "faire un film de touriste, qui se contente d'un certain nombre de clichés sur l'Espagne et les Espagnols".

Pour ses personnages principaux, il indique avoir pensé "dès le départ" à Penélope Cruz et Javier Bardem, qui jouent ici pour la neuvième fois ensemble, après avoir déjà partagé l'affiche cette année du biopic "Escobar" de Fernando León de Aranoa.

Les films d'Asghar Farhadi ont souvent vu leurs acteurs récompensés, notamment à Cannes: Bérénice Bejo y avait ainsi reçu le prix d'interprétation féminine en 2013 pour "Le Passé", et Shahab Hosseini le prix d'interprétation masculine en 2016 pour "Le Client".

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