Dans le mythique terminal TWA de JFK, Vuitton relie Paris et New York

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Le défilé croisière de Louis Vuitton, à New York
Le défilé croisière de Louis Vuitton, à New York
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© AFP, Angela Weiss

AFP, publié le jeudi 09 mai 2019 à 05h10

La collection croisière de Louis Vuitton a été l'occasion mercredi pour le couturier de célébrer la relation de longue date entre New York et Paris, dans le décor saisissant de l'ancien terminal TWA de l'aéroport JFK.

En organisant son défilé dans cet espace qui unit, de manière unique, voyage et glamour, la maison Vuitton est revenue à ses origines, celles du malletier, compagnon historique des escapades de la bonne société.

Conçu par l'architecte finlandais Eero Saarinen, le TWA Flight Center a été inauguré en 1962, en plein essor du "Jet Age", et tranchait déjà à l'époque par ses audaces architecturales, tel cet immense lounge ou ce toit qui évoque les ailes d'un oiseau.

Dans cet écrin, qui est devenu un hôtel et doit rouvrir le 15 mai, 18 ans après sa fermeture, le directeur artistique des collections femmes, Nicolas Ghesquière, a présenté une collection qui multiplie les références à New York tout en mettant en avant la sophistication propre à la création parisienne.

D'un côté, "la fascination américaine pour la mode française, cette exception qu'on appelle l'esprit couture", a expliqué "LV" dans les notes de collection, et de l'autre, "le fantasme d'un étranger pour cette ville hallucinante" qu'est New York.

Côté américain, plusieurs blousons reprenaient, brodée, l'horizon de Manhattan, avec ses gratte-ciels, tandis que des chemisiers et des robes déclinaient les motifs art déco du Chrysler Building.

Le designer a aussi fait un détour par Wall Street, en déconstruisant le sacro-saint costume noir à rayures blanches, un des symboles aujourd'hui disparu du quartier d'affaires.

Tout comme pour la collection Automne, présentée en mars, la femme 2019 a un côté ténébreux chez Vuitton, optant régulièrement pour le noir, en cuir notamment. 

Côté français, Vuitton a imposé la radicalité des coupes, avec notamment beaucoup de jupes au-dessus du genou et de hauts courts, ainsi que la multiplication des matières, plus luxueuses les unes que les autres.

Nicolas Ghesquière mettait là de nouveau en musique son goût de la complexité, qui déroute parfois, des superpositions, de l'asymétrie, de la structure.

Le tout a été présenté devant Bernard Arnault, PDG du groupe LVMH, mais aussi pléthore d'actrices hollywoodienne, de Cate Blanchett à Emma Stone, en passant par Alicia Vikander ou Michelle Williams.

A l'occasion de ce défilé, Louis Vuitton a présenté une nouvelle série de sacs, certains en forme du toit du Chrysler Building avec ses célèbres arches en acier.

Certains sacs sont équipés d'écrans souples, "base de réflexion de la toile du futur et des accessoires connectés", a précisé la maison dans les notes de collection.

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