"Corps et âme", une surprenante romance hongroise

"Corps et âme", une surprenante romance hongroise

De gauche à droite: l'acteur Géza Morcsanyi, le réalisateur Ildiko Enyedi et l'actrice Alexandra Borbely lors de la présentation de "Corps et âme" à la Berlinale, le 10 février 2017

A lire aussi

AFP, publié le vendredi 20 octobre 2017 à 17h42

Un homme et une femme rêvent l'un de l'autre chaque nuit, sous la forme d'un cerf et d'une biche. En salles mercredi, le film hongrois "Corps et âme" est un ovni incroyablement poétique, ayant séduit la Berlinale où il a reçu l'Ours d'or.

"Le jury est tombé amoureux de ce film, non seulement grâce à ses qualités mais aussi car il nous rappelle un mot que nous utilisons parfois trop facilement: la compassion", avait déclaré le président du jury à Berlin, le cinéaste Paul Verhoeven ("Basic Instinct").

Se déroulant dans un abattoir, cette romance, qui ne dit pas son nom, met en évidence la difficulté des rapports humains dans le milieu professionnel mais elle est surtout l'histoire de deux êtres incapables de communiquer et de briser la glace.

Elle, c'est Maria (l'actrice Alexandra Borbely), la nouvelle responsable du contrôle qualité, chargée d'appliquer le règlement à la lettre. Lui, Endre (interprété par Géza Morcsanyi, une figure de l'édition hongroise) est le directeur financier de l'entreprise et un homme habitué à sa solitude.

Tous deux sont comme des bêtes blessés par la vie jusqu'au moment où ils vont découvrir qu'ils partagent un monde la nuit et tenter de se rapprocher le jour.

"Nous voulions un film simple, clair comme de l'eau de roche et nous ne savions pas si le public allait nous suivre car il se voit uniquement avec un coeur empreint de générosité", avait affirmé la réalisatrice Ildiko Enyedi, en recevant l'Ours d'or. 

Caméra d'or en 1989 avec "Mon XXe siècle", elle n'avait pas tourné de long-métrage depuis 18 ans avant de se lancer dans "Corps et âme".

L'idée du film lui est venu d'un poème hongrois, évoquant un "coeur, pris dans d'épais nuages de neige". Un motif très présent dans le film, l'hiver étant la saison des rêves dans ce film qui ne cesse de jouer avec l'idée du feu sous la glace.

 
1 commentaire - "Corps et âme", une surprenante romance hongroise
  • avatar
    [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

avatar
[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]