Avec Jérôme Porée, l'aveu se met à table

Libération, publié le mercredi 13 juin 2018 à 19h16

On peut, bien sûr, arracher des aveux comme les dentistes de jadis arrachaient les dents, à la tenaille. Mais s'ils sont obtenus par le supplice ou un interrogatoire musclé, par l'intimidation, le chantage, la ruse, l'influence psychologique, sont-ils encore des aveux ? Existe-il à l'inverse une résipiscence pure, qui n'ait rien à voir avec l'aveu hypocrite, calculé, stratégique ? Décision volontaire de se décharger du poids de la faute, confidence intime, par laquelle on révèle à un ami un secret, tragique «oui, c'est moi» que le prisonnier finit par prononcer sous la torture, confession religieuse, qui veut obtenir le pardon de Dieu, reconnaissance de culpabilité assumée devant une cour de justice ou «autocritique imposée par les Etats autoritaires», la notion d'aveu

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