Amanda Lear : "brouiller les pistes, la base pour se rendre intéressant"

Amanda Lear : "brouiller les pistes, la base pour se rendre intéressant"
Amanda Lear pose au Grand Palais lors de l'exposition Jean-Paul Gaultier à Paris, le 30 mars 2015

AFP, publié le mercredi 14 novembre 2018 à 12h29

"Le mystère entretient l'intérêt. Brouiller les pistes, c'est la base pour se rendre intéressant", assume Amanda Lear dans un entretien à l'AFP, à l'occasion de la sortie d'un recueil de piques et répliques, truffé de souvenirs et d'anecdotes.

Malgré des "adieux définitifs" annoncés il y a deux ans, la truculente égérie de Salvador Dali devenue chanteuse et comédienne, est de retour à la veille de son 68e anniversaire selon la date de naissance qu'elle revendique, tordant le cou à une première rumeur tenace qui l'accuse de tricher d'une bonne dizaine d'années.

"Quand je serai morte, on me datera au Carbone 14 pour connaître enfin mon âge!", balaie-t-elle avec malice dans "Délires", florilège de ses bons mots qui vient de paraître aux éditions du Cherche-Midi.

"Ce livre est sans prétention! Depuis des années à la TV et à la radio, je dis des bêtises. Mon éditeur m'a proposé de les compiler avec des anecdotes sur ma vie", confie Amanda Lear.

Morceaux choisis : "je suis un portemanteau. Les gens accrochent sur moi tous leurs fantasmes", "Je croise à la pharmacie ceux que je croisais en discothèque il y a quelques années", "Je n'ai jamais couché pour arriver. Je suis arrivée pour coucher"...

"On vit une époque qui connaît un drame par jour... Moi, je suis une rigolote et j'aime dédramatiser. J'ai été à bonne école avec Dali, Jacques Chazot ou Thierry Le Luron", dit-elle.

Son équilibre de vie ? "Prendre les choses à la légère, avoir une pensée positive... C'est dans mes gênes. Ma fonction est de distraire les gens, ce qui ne m'empêche pas d'avoir des problèmes, comme tout le monde".

- coup marketing -

"Longtemps, je n'avais pas suffisamment confiance en moi à force de fréquenter des gens comme Dali ou David Bowie. J'ai pris de l'assurance avec l'âge, tout en acceptant qu'on se moque de moi. C'est la règle!", assure celle qui a rejoint il y a quelques années "Les Grosses Têtes" de RTL.

Au passage, Amanda Lear revient dans son livre sur sa rencontre avec Dali, et condamne la récente exhumation de l'artiste surréaliste dans le cadre d'une recherche de paternité en Espagne.

"Dali n'aurait pas pu avoir d'enfant. Je suis bien placée pour le savoir. J'ai été sa maîtresse pendant près de vingt ans. Jamais de sa vie, il n'a pénétré une femme!". La muse s'empresse d'affirmer que le marquis de Pubol était impuissant...

Amanda Lear raconte aussi qu'Ivana Trump dont elle est l'amie, lui a confié que Donald Trump lui passait sa chanson "Follow Me" chaque fois qu'il s'apprêtait à lui faire l'amour.

A propos de l'autre rumeur récurrente qui fait d'Amanda Lear une transsexuelle, l'intéressée réaffirme qu'il s'agissait simplement d'un coup marketing soufflé par Dali.

"J'ai eu beau poser nue dans Playboy, scrutée à la loupe par des experts, la rumeur a perduré. Elle me survivra!", pronostique-t-elle.

"Depuis dix ans, j'ai enchaîné les pièces de théâtre. J'ai décidé désormais de prendre mon temps, à la campagne, entourée de mes chats", souligne Amanda Lear.

L'an prochain, à Rome, elle prêtera toutefois sa voix à la plante carnivore dans une reprise sur scène de "La Petite boutique des horreurs".

Amanda Lear assure qu'elle a fait une croix sur sa vie sexuelle et sentimentale : "le prochain mec qui me verra à poil, c'est le médecin légiste!".

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