"Adieu les cons" d'Albert Dupontel, grand gagnant des 46e César

"Adieu les cons" d'Albert Dupontel, grand gagnant des 46e César
Le cinéaste et acteur Albert Dupontel, à Tel Aviv le 14 mars 2018

, publié le samedi 13 mars 2021 à 01h00

Albert Dupontel a remporté vendredi pour la première fois de sa carrière le César du meilleur film pour "Adieu les Cons".

Cette comédie, qui a vu sa carrière en salle brisée par le deuxième confinement après avoir rassemblé 700.000 spectateurs en une semaine, a fait carton plein vendredi aux César avec sept récompenses. 

Outre le César du meilleur film, "Adieu les cons" a remporté celui du meilleur second rôle masculin, a été le choix des lycéens et a valu à Albert Dupontel, qui a brillé par son absence vendredi soir à l'Olympia, celui du meilleur réalisateur, récompense qu'il avait déjà obtenue en 2018 pour "Au revoir là-haut".

"Adieu les cons", c'est ainsi que se termine le message pré-enregistré par JB (Albert Dupontel lui-même), à l'attention des collègues de l'obscure administration où il travaille, avant de se tirer une balle dans la tête.

Mais perdant parmi les perdants, JB rate même son suicide: la balle passe à côté, traverse la cloison et finit sa course dans l'open space. 

A quelques mètres de Suze Trappet (Virginie Efira), malade en phase terminale qui n'a qu'un souhait avant de mourir: retrouver un fils auquel elle a donné vie sous X, à l'adolescence.

Il accepte de l'aider et leur duo deviendra trio lorsque les rejoindra un archiviste aveugle, M. Blin, interprété par l'un des acteurs fétiches de Dupontel, Nicolas Marié.

Encore une fois chez le perfectionniste auteur de "Bernie" et de "9 mois ferme", aucun détail n'est laissé au hasard, surtout s'il peut être l'objet d'une blague, acide de préférence: si M. Blin a perdu ses yeux, c'est à cause d'un tir de LBD et il en a développé une hantise de la police, objet de gags récurrents.

Sans temps mort, le film suit pendant 01H30 la quête désespérée du trio, menée par une Virginie Efira déterminée.  Jusqu'à un final dans lequel Dupontel n'hésite pas à injecter une dose inattendue de romantisme, puis de tragique.

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