La question du jour :

Taxer les visiteurs pour lutter contre le surtourisme, est-ce une bonne idée selon vous ?

Oui
Non
Ne se prononce pas

Taxer les visiteurs pour lutter contre le surtourisme, est-ce une bonne idée selon vous ?

Depuis le 25 avril dernier, les touristes ne séjournant pas à Venise et voulant se rendre dans la ville italienne doivent s'acquitter d'une taxe de cinq euros. L'objectif avancé par le maire : lutter contre le surtourisme. Si en France des quotas existent déjà dans certains lieux, l'idée pourrait faire son chemin. Et vous, pensez-vous que taxer les touristes est un bon moyen pour lutter contre le surtourisme ?

Des touristes par milliers. Place Saint-Marc, à bord des gondoles ou sur les terrasses des restaurants, les touristes affluent par dizaines de milliers chaque jour à Venise, en Italie. Ils seraient même jusqu'à 100 000 lors des pics de fréquentation, alors même que la ville ne compte que 50 000 habitants, rapporte TF1 info. Pour tenter d'endiguer ce phénomène de masse, le maire de la ville, Luigi Brugnaro, a pris une décision inédite. Désormais, depuis le 25 avril dernier, chaque touriste qui séjourne en dehors de Venise devra débourser la somme de 5 euros pour venir passer la journée dans la ville. Pour veiller au respect de la règle, 200 contrôleurs ont été déployés afin de vérifier le QR code attribué à chaque touriste qui s'acquitte de la taxe.

Des quotas mis en place en France

Si les touristes paient non sans rechigner cette nouvelle taxe, les commerçants, eux, semblent plus réticents à sa mise en œuvre. "Je trouve que le touriste paye déjà assez donc pour moi, ça n'est pas nécessaire", a confié un vendeur de verres de Murano qui espère que l'argent sera bien investi.

En France, si aucune taxe n'a été mise en place dans les lieux où les touristes affluent en nombre, des quotas ont toutefois vu le jour ces dernières années. Ainsi, pour la troisième année consécutive, seules 400 personnes pourront accéder chaque jour à la calanque de Sugiton à Marseille, quand 6 000 personnes pourront poser le pied sur l'île de Porquerolles chaque jour. "On a constaté que les sols s'érodent moins, qu'il y a des repousses d'arbre qui se font", a indiqué Didier Réault, le président du parc national de Calanques. Et d'ajouter : "On constate aussi que ceux qui visitent le site en repartent plus satisfait."

publié le 29 avril à 07h00, Kévin Comby, 6Medias

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