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Violences conjugales : Quatennens peut-il rester à l'Assemblée ?




Violences conjugales : Quatennens peut-il rester à l'Assemblée ?
Le député du Nord Adrien Quatennens le 22 juin 2022 à Paris.

publié le jeudi 24 novembre 2022 à 11h20

Après les nouvelles accusations de "violences physiques et psychologiques" de l'épouse du député du Nord, La France insoumise a indiqué mercredi soir qu'Adrien Quatennens ne participerait pas aux activités de son groupe politique à l'Assemblée jusqu'à ce que la justice ait rendu sa décision. 

L'affaire Quatennens embarrasse décidément La France insoumise, et plus généralement leurs alliés de la Nupes. Céline Quatennens, l'épouse d'Adrien Quatennens, a formulé mercredi 23 novembre contre lui de nouvelles accusations de "violences physiques et psychologiques" exercées depuis "plusieurs années", accusations que le député LFI du Nord conteste "catégoriquement". 




Alors que les appels se sont multipliés pour demander son retrait complet de l'Assemblée, le groupe insoumis à l'Assemblée, affirmant "prendre au sérieux cette parole", a annoncé mercredi soir que le député ne participerait pas à l’activité parlementaire, jusqu'à ce qu'une décision de justice soit rendue et que le groupe se prononce sur les suites à donner à cette affaire.

La France insoumise réfléchissait ouvertement ces derniers jours au retour du député au Palais Bourbon, Adrien Quatennens ayant exprimé son souhait de revenir, selon plusieurs députés insoumis. Ce retour à l'Assemblée est  "désormais impossible", a jugé le patron du PS Olivier Faure, un allié majeur de LFI au sein de l'alliance de gauche Nupes. Pour M. Faure, "notre devoir est de dire" à Céline Quatennens "que nous accueillons sa parole et la croyons".

La députée écologiste Sandrine Rousseau, également membre de la Nupes, a elle aussi estimé qu'Adrien Quatennens ne pouvait "plus siéger à l'Assemblée". "Se mettre en retrait, c'est nécessaire", a aussi jugé le patron des communistes Fabien Roussel, un autre partenaire de la Nupes. 

"Tout le monde doit respecter la parole de Céline Quatennens", a commenté mercredi la députée LFI Raquel Garrido, en assurant que "le groupe parlementaire n'avait jamais dit qu'il fallait un retour rapide" du député du Nord dans l'hémicycle.

Le vice-président du groupe LFI à l'Assemblée nationale Alexis Corbière a de son côté affirmé jeudi matin qu'il ne demandait pas la démission d'Adrien Quatennens, accusé de violences conjugales par son épouse, car ce sont "les électeurs qui doivent garder le contrôle de leurs élus".
 

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