La question du jour :

Levée des restrictions : faut-il maintenir le calendrier ?




Levée des restrictions : faut-il maintenir le calendrier ?
Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal le 26 janvier 2022.

publié le jeudi 27 janvier 2022 à 07h00

Malgré la flambée des cas de Covid-19, l'exécutif n'envisage pas de revenir sur le calendrier de levée des restrictions. "L'épidémie a changé de visage et les scientifiques nous disent que notre hôpital devrait tenir", assure Gabriel Attal. 

"Nous tenons le cap". Malgré la flambée des cas de Covid-19, plus de 500.000 nouvelles contaminations enregistrées mardi 25 janvier, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a assuré mercredi 26 janvier que le gouvernement "tient son calendrier" sur la prochaine levée des restrictions. A partir du 2 février, le port du masque ne sera plus exigé en extérieur, les jauges seront supprimées dans les établissements recevant du public assis avec port du masque et le télétravail ne sera plus obligatoire mais recommandé, avant la réouverture des boîtes de nuit le 16 février.

"Aujourd'hui l'épidémie a changé de nature. Nous avons connu deux vagues superposées ces dernières semaines. Nous sommes en train de vaincre la vague Delta, qui continue son très net reflux et qui ne représente plus que 2% des contaminations", a affirmé le porte


-parole à l'issue du Conseil des ministres, notant ainsi "une baisse de pression" sur les services hospitaliers, "lente mais continue et rassurante". 



"Omicron continue à gagner du terrain et nous ne sommes pas encore au pic" de cette vague, a-t-il toutefois ajouté, alors que que le taux d'incidence dépasse les 2.000 cas dans tous les départements de métropole, et que 360.000 cas en moyenne par jour sont enregistrés en France.  Gabriel Attal a cependant noté une "proportion de formes graves bien plus faible qu'avant".

"Nous pouvons espérer voir l'épidémie reculer dans les prochaines semaines", a-t-il poursuivi. "Nous constatons depuis une dizaine de jours une décrue de la vague Omicron dans la région qui avait été frappée en premier, à savoir l'Île-de-France" et cela "peut laisser augurer une décrue qui pourrait intervenir assez rapidement sur l'intégralité" du territoire, a-t-il détaillé. 

"Il y a évidemment une prudence à avoir, mais nous ne constatons pas le même impact sur l'hôpital et les réanimations" avec Omicron qu'avec ses prédécesseurs, "ce qui nous a permis d'adapter le calendrier", a-t-il justifié. 

Si "le nombre d'hospitalisations hors réanimation dépasse les 30.000 personnes, un chiffre pas atteint depuis longtemps", "l'épidémie a changé de visage et les scientifiques nous disent que notre hôpital devrait tenir", a-t-il affirmé. "Nos décisions ont permis à notre hôpital de tenir malgré la déferlante Omicron ces dernières semaines", a-t-il poursuivi, se référant notamment à la mise en place du pass vaccinal.

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