La question du jour :

Faut-il réformer l'impôt sur les droits de succession ?




Faut-il réformer l'impôt sur les droits de succession ?©Pascal GUYOT / AFP

publié le mardi 25 janvier 2022 à 07h00

Valérie Pécresse, la candidate Les Républicains à la présidentielle, veut "supprimer les droits de succession pour 95% des Français".

Candidate à la présidentielle, Valérie Pécresse propose si elle est élue d'exonérer de taxes les successions jusqu'à 200.000 euros par enfant, a-t-elle indiqué dans un entretien dimanche 23 janvier au Figaro. "Je supprime les droits de succession pour 95 % des Français", a assuré la candidate LR.

 




Le programme de la présidente de la région Île-de-France prévoit que chaque enfant puisse hériter de 200.000 euros de manière défiscalisée, contre 100.000 euros aujourd'hui. L'abattement serait aussi porté à 100.000 euros pour une transmission indirecte, par exemple dans le cas où "une personne hériterait de son oncle ou de sa sœur".

Valérie Pécresse veut également augmenter le plafond des donations du vivant des donateurs défiscalisées. Chaque parent pourrait ainsi donner 100.000 euros tous les six ans et non plus tous les quinze ans. La mesure concernerait également "chacun des petits-enfants pour permettre le saut générationnel", et serait encore de 50.000 euros pour les neveux et les fratries. 

Quel financement ?

La candidate a proposé dans le même entretien, afin de faciliter l'accès à la propriété, de "généraliser le prêt à taux zéro pour les primo-accédants sur tout le territoire français et pas seulement dans les zones tendues". Elle détaille enfin des mesures de son programme visant à augmenter le montant des allocations familiales.

Pour financer ces mesures, Mme Pécresse a promis "toute une série de mesures d'économies", citant la retraite repoussée à 65 ans, l'assurance-chômage, ou le RSA réformé "pour sortir de la politique d'assistanat". Elle a évoqué aussi la réforme de l'Etat, "avec une décentralisation des compétences pour éviter les nombreux doublons administratifs et une simplification radicale des normes".

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