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Covid-19 : craignez-vous de nouvelles restrictions ?




Covid-19 : craignez-vous de nouvelles restrictions ?
Emmanuel Macron a Paris, le 3 novembre 2021.

publié le lundi 08 novembre 2021 à 07h00

Le président de la République va s'exprimer mardi lors d'une allocution, sur fond de reprise épidémique.


Si l'Europe est redevenue "l'épicentre de l'épidémie" de covid-19, la France est, pour l'instant relativement épargnée.

Mais le rebond est là. À l'entrée dans l'hiver -et à 5 mois de la présidentielle-, Emmanuel Macron a décidé de s'adresser au Français mardi à 20 heures.

Point sur la situation épidémie en France.

Les allocutions du président ont rythmé moments forts de l'épidémie en France : annonce des confinements, des couvre-feux, de relâchement des contraintes ou encore de l'obligation vaccinale. Mardi, pas question de décréter un nouveau confinement ou couvre-feu. Si l'Europe est redevenue, selon l'OMS, "l'épicentre de l'épidémie" avec probablement un demi-million de morts supplémentaires d'ici à février et que des pays comme l'Allemagne voient le nombre de cas exploser, la France semble pour l'heure relativement épargnée.

Surtout, elle dispose des outils pour combattre le fléau grâce d'abord à une couverture vaccinale parmi les plus élevées au monde. Mais signe que la situation se tend, le masque va redevenir obligatoire dès lundi dans les écoles de 39 départements qui avaient pu l'enlever.

"Nous ne sommes pas encore sortis de l'auberge, c'est important que le Président s'adresse à nos concitoyens, pour dire où nous en sommes et tracer de perspectives", estime Yaël Braun-Pivet, présidente (LREM) de la commission des lois à l'Assemblée nationale, sur franceinfo.

La dernière allocution d'Emmanuel Macron, le 12 juillet, avait eu un effet concret et immédiat : en annonçant la fin de la gratuité des tests et l'extension du pass sanitare, il avait donné un coup de fouet à la campagne de vaccination.

Dose de rappel

Aujourd'hui, les difficultés des autorités sanitaires se concentrent dans la campagne de rappel. C'est aussi l'un des objectifs de l'intervention de mardi : convaincre les publics concernés de recevoir une troisième dose de vaccin.

Moins de la moitié des personnes éligibles, les plus de 65 ans et les plus fragiles, ont reçu leur dose de rappel. Faut-il rendre la vaccination obligatoire pour cette catégorie de population ? Conditionner la validité du pass sanitaire à une troisième dose ? Annoncer un plan pour une troisième dose pour tous, comme en Israël et bientôt en Allemagne ? "La discussion est clairement sur la table, il y aura un Conseil de défense mardi matin et le président de la République en tirera les conséquences", souligne sur BFMTV le député LREM Sylvain Maillard.

Vendredi, le Premier ministre Jean Castex a expliqué que l'exécutif réfléchissait en priorité à la piste d'un pass conditionné à une troisième dose.

"C'est une question de cohérence. Si au bout d'un certain temps, le vaccin n'est plus actif et qu'il faut une dose de rappel, il y a une certaine logique à le lier au pass sanitaire", estime Yaël Braun-Pivet.

Mais pour l'épidémiologiste Dominique Costagliola "cette troisième dose pour l'ensemble de la population est sans urgence". "Le problème, ce sont les gens qui ne sont pas du tout vaccinés", ajoute-t-elle sur France Inter.

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