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Covid-19 : faut-il renforcer le dépistage dans les écoles ?




Covid-19 : faut-il renforcer le dépistage dans les écoles ?
Test de dépistage dans une école primaire de l'est de la France, en mars 2021.

publié le lundi 20 septembre 2021 à 07h00

Dans les collèges et lycées, le Conseil scientifique recommande de dépister, dès le lendemain de l'apparition d'un cas avéré, tous les élèves d'un même niveau. Les scientifiques préconisent également de n'isoler que les élèves positifs, au lieu de fermer les classes ou d'isoler également les cas contacts non vaccinés.  

Renforcer le dépistage à l'école et n'isoler que les élèves positifs : pour éviter la propagation du Covid-19 dans les établissements scolaires, le Conseil scientifique préconise, selon un avis de l'instance révélé par Le Monde samedi 18 septembre, une modification du protocole retenu actuellement par le ministère de l'Education nationale.



Selon le quotidien, qui a consulté cet avis daté du 13 septembre mais qui n'a pas encore été rendu public, les experts estiment qu'"au primaire, ce dépistage devrait être systématique et hebdomadaire. Seuls les enfants détectés positifs seraient alors renvoyés chez eux". Actuellement, le protocole retenu par le ministère de l'Education prévoit qu'un cas de Covid-19 dans une classe entraîne une fermeture.

"Dans les collèges et lycées, l'avis recommande de dépister, dès le lendemain de l'apparition d'un cas avéré, tous les élèves d'un même niveau (et pas seulement les élèves d'une même classe, compte tenu du large brassage des adolescents entre eux). Mais, ensuite, il suffirait de n'isoler que les élèves positifs", indique Le Monde. Aujourd'hui, en cas de contamination au collège ou au lycée, les élèves cas contacts non vaccinés doivent eux-aussi s'isoler une semaine.

Une "'stratégie gagnant-gagnant' (...) censée éviter les fermetures de classes dans le primaire, et le 'tri' entre élèves vaccinés et non vaccinés dans le secondaire", un "tri qui fait subir une double peine aux adolescents non vaccinés, souvent issus de milieux plus défavorisés, et qui doivent en sus supporter la perte de chance liée aux jours d'école qu'ils manquent s'ils sont cas contacts", poursuit le journal.



Cet avis s'inquiète aussi des conséquences du variant Delta, plus contagieux et qui "fait redouter une épidémie pédiatrique à la rentrée, dans un contexte de non-vaccination chez les moins de 12 ans et de couverture vaccinale partielle chez les 12-17 ans", selon un extrait cité par Le Monde. "Les contaminations chez les mineurs pourraient représenter jusqu'à 35% des infections et 5% des hospitalisations au cours des prochaines semaines, sans compter l'impact des Covid-19 longs en pédiatrie", indique le document. 

Contacté par l'AFP, le service de communication du Conseil scientifique n'a pas souhaité faire de commentaire.

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