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Covid-19 : faut-il alléger les contraintes ?




Covid-19 : faut-il alléger les contraintes ?
Et si l'obligation de présenter le pass sanitaire était bientôt levée ?

publié le vendredi 17 septembre 2021 à 07h00

Alors que la situation sanitaire liée à l'épidémie de Covid-19 poursuit son amélioration, Emmanuel Macron promet de réfléchir à relâcher les restrictions. "Nous ne sommes pas encore dans une situation qui permet de réduire" les "mesures de contrôle de l'épidémie" car "ce serait un peu trop tôt", a de son côté temporisé le ministre de la Santé Olivier Véran.

Après un été marqué  par la propagation du variant Delta du Covid-19 nettement plus contagieux et résistant aux vaccins que ses prédécesseurs, la rentrée s'annonçait incertaine, et même risqué.

Pourtant, 15 jours après le retour à l'école, les indicateurs continuent de s'améliorer, à tel point qu'Emmanuel Macron promet de réfléchir relâcher les restrictions, à commencer par l'application du pass sanitaire. 



"Dès que les conditions sanitaires le permettront et, à mon avis, quand je vois les chiffres, ça ne va pas venir si tard", on pourra se "permettre, sur les territoires où le virus circule moins vite, de lever certaines contraintes et de revivre normalement", a déclaré jeudi 16 septembre le chef de l'Etat lors d'un déplacement à la Maison de la Mutualité (Paris), répétant ce qu'il avait déjà dit la veille. La situation s'est "considérablement améliorée", a résumé jeudi le ministre de la Santé, Olivier Véran, précédant de quelques heures des propos semblables de M. Macron.

Autre soulagement pour le gouvernement, le système de santé n'a, dans l'immédiat, guère pâti de l'entrée en vigueur mercredi de la vaccination obligatoire pour les soignants, alors que certains observateurs redoutaient des exclusions en masse. Dans le détail, selon les chiffres donnés par Olivier Véran, seuls 3.000 soignants ont été suspendus mercredi pour ne pas être vaccinés, un chiffre qu'il a mis regard avec les plus de 2,5 millions de salariés concernés.

Enfin, la vaccination anti-Covid 19 reste en France l'une des plus avancées parmi les pays européens, même si elle ralentit depuis quelques semaines. Evoqué depuis des semaines, l'objectif de 50 millions de primovaccinés, initialement fixé pour fin août, semble enfin à portée de main pour cette fin de semaine.

Un éventuel allègement "pragmatique"

Dans ce contexte, l'Etat, en premier lieu Emmanuel Macron, commence à agiter la promesse d'un relâchement des restrictions, dont la plus emblématique des derniers mois : le pass sanitaire exigé dans de nombreux endroits, comme les restaurants et cinémas. Ce pass prouve que le client est vacciné, a subi un test négatif ou a déjà été atteint par le Covid-19 et est donc immunisé. Et M. Macron s'est dit prêt à le "lever (...) dans les endroits où on le met, là où le virus ne circule quasiment plus". "Si je peux demain arrêter le pass sanitaire, je suis le plus heureux des hommes", a-t-il insisté.

Mais le président de la République, qui s'exprimait lors des Rencontres de l'Union des entreprises de proximité (U2P), reste prudent et se garde de donner un échéancier précis, revendiquant son "pragmatisme". Il a explicitement exclu tout allègement du pass sanitaire lors des deux à trois prochaines semaines, faisant écho au ton prudent employé quelques heures plus tôt par son ministre de la Santé.

"Nous ne sommes pas encore dans une situation qui permet de réduire" les "mesures de contrôle de l'épidémie" car "ce serait un peu trop tôt", a estimé de son côté M. Véran.

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