La question du jour :

Emmanuel Macron est-il déjà en campagne ?




Emmanuel Macron est-il déjà en campagne ?
Emmanuel Macron le 14 septembre 2021 à Roubaix.

publié le mercredi 15 septembre 2021 à 07h00

Plusieurs élus de droite et de gauche ont dénoncé le "discours de candidat" du chef de l'État, qui a dévoilé mardi 14 septembre les conclusions du Beauvais de la sécurité. 

"Simplification" de la procédure pénale, doublement des policiers sur le terrain, loi de programmation... À sept mois de la présidentielle Emmanuel Macron a détaillé mardi 14 septembre à Roubaix les réformes qu'il souhaite voir aboutir en matière de sécurité, d'ici la fin du quinquennat et au-delà. Le chef de l'État a annoncé en clôture du Beauvau de la sécurité, vaste consultation lancée en février, un budget supplémentaire de 500 millions d'euros en 2022 pour le ministère de l'Intérieur, soit une augmentation totale de 1,5 milliard d'euros l'année prochaine. Un discours qui n'a pas convaincu l'opposition, des élus dénonçant un "discours de candidat".



Venu écouter le président de la République en que président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, qui est également candidat à l'Élysée, a estimé qu'Emmanuel Macron avait prononcé un "discours de candidat" et qu'il était "passé à côté de la sécurité pendant tout son mandat, parce qu'il n'a jamais été élu".

Le député La France insoumise du département, Ugo Bernalicis, a dénoncé lui aussi un "discours de candidat".

Pour lui, la politique de sécurité de M. Macron ne présente "aucune inflexion par rapport aux manifestations nombreuses contre la loi (sur la) sécurité globale et nombreuses exactions de la police". "En quatre ans et demi, rien n'a été fait et rien ne sera fait si c'est cinq ans de plus", ajoute l'élu du Nord, qui plaide pour "un programme de rupture sur les questions de police, gendarmerie, de justice". Les policiers ont besoin "d'être respectés et pour être respectés, il faut une police respectable et pour cela il faut s'en donner tous les moyens".

Le député LR du Pas-de-Calais voisin, Pierre-Henri Dumont, a dénoncé sur Twitter une "irrespectueuse instrumentalisation" des forces de l'ordre. "Depuis 2017, mois après mois, l'insécurité augmente et les violences explosent. Face à l'exaspération des Français, Emmanuel Macron transforme le Beauvau de la sécurite en présentation de son programme 2022-2027". 



"A six mois de l'élection présidentielle, après neuf semestres d'aggravation des chiffres de la violence, quelle crédibilité pour la politique de sécurité d'Emmanuel Macron?", s'est demandé de son côté le questeur Les Républicains du Sénat Philippe Bas.

 


La sénatrice LR des Bouches-du-Rhône, Valérie Boyer, s'est quant à elle félicité sur Twitter "de voir qu'Emmanuel Macron nous promet de faire en quelques mois (juste avant la présidentielle) ce qui n'a pas été fait pendant 5 ans".


 

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