La question du jour :

Faut-il généraliser un retour du couvre-feu à 23 heures ?




Faut-il généraliser un retour du couvre-feu à 23 heures ?©Fred SCHEIBER / AFP

publié le mardi 20 juillet 2021 à 07h00

Le secrétaire d'État chargé des Affaires européennes Clément Beaune reconnaît que le retour de couvre-feux localisés "n'est pas exclu". Alors que l'épidémie se propage à nouveau, faut-il généraliser la mesure ?

Alors que les chiffres des contaminations ne cessent de grimper, le taux d'incidence étant au-dessus du seuil d'alerte (50 cas pour 100.000 habitants) dans 37 départements, de nouvelles restrictions territorialisées sont-elles à l'étude ? Interrogé, lundi sur BFMTV, sur la mise en place de couvre-feux là où l'épidémie progresse le plus, Clément Beaune admet que "c'est une possibilité". 


"Je ne veux pas être alarmiste parce que la situation peut être maîtrisée" dans ces départements, mais "ça n'est pas exclu", indique le ministre. "Le président de la République l'a dit dans son intervention lundi dernier. Il a parlé d'un seuil d'incidence de 200" cas pour 100.000 habitants, rappelle-t-il. 

"Des mesures de restriction adaptées aux territoires et en fonction de la gravité de la situation peuvent être prises"

Le département des Pyrénées-Orientales, où la situation est inquiétante, impose aux bars, restaurants, établissements de plage, débits de boissons temporaires et épiceries de nuit de fermer à 23h00 depuis dimanche soir. 

"Il faut avoir cette arme entre les mains si une situation devient incontrôlée, explique Clément Beaune. Des mesures de restriction adaptées aux territoires et en fonction de la gravité de la situation peuvent être prises", même si "ça n'est pas idéal et ça n'est pas ce que nous souhaitons. C'est nécessaire en attendant que la vaccination progresse". 

Et de rappeler le message martelé par le gouvernement depuis plusieurs semaines : "la seule arme, à la fin des fins, pour lutter contre tout cela, éviter les restrictions, ne pas retomber dans les mesures générales et très contraignantes, c'est le vaccin". 

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