La question du jour :

Le climat politique en France vous inquiète t-il ?




Le climat politique en France vous inquiète t-il ?
Emmanuel Macron, à Valence, le 8 juin 2021

publié le mercredi 09 juin 2021 à 07h00

Entre accusations de complotisme envers Jean-Luc Mélenchon et gifle présidentielle, les échéances électorales approchent dans un contexte électrique.

Emmanuel Macron giflé dans la Drôme, polémique autour de Jean-Luc Mélenchon... Un climat délétère entoure les prémices de la campagne présidentielle, illustrant aux yeux de certains politologues un pays "hyper tendu" après la "bulle du Covid". 


A moins d'un an de la présidentielle et à une dizaine de jours du premier tour des régionales, l'épisode de la gifle, condamnée unanimement par les politiques, "rappelle un petit peu les gilets jaunes", estime le politologue Jérôme Sainte-Marie (PollingVox). 

"Après une période où tout le monde était préoccupé par le Covid, c'est le retour du réel, des tensions sociales, dans un pays hyper tendu", ajoute-t-il, mentionnant la manifestation des policiers le 19 mai devant l'Assemblée nationale ou les tribunes polémiques de militaires dans l'hebdomadaire ultra-conservateur Valeurs Actuelles.  Avant cette gifle mardi, la classe politique a été secouée par 48 heures de polémiques autour du patron de LFI Jean-Luc Mélenchon, taxé de "complotisme" pour ses déclarations mêlant attentats et élection présidentielle.

Ou par une vidéo, retirée depuis, du Youtubeur Papacito, simulant le meurtre d'un électeur LFI et condamnée "sans réserve et de la manière la plus ferme" par le Premier ministre Jean Castex, dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale: "la haine, l'extrémisme, la violence sont irrémédiablement inconciliables avec nos valeurs fondamentales, avec notre projet politique".

"Il nous faut de la paix"

Au perchoir, le président de l'Assemblée Richard Ferrand (LREM) a cité l'historienne Mona Ozouf: "l'ensauvagement du langage annonce, prépare et fabrique l'ensauvagement des actes". 

Dans les allées du Palais Bourbon, de nombreux députés appellent au calme après cette série d'épisodes, qui laissent redouter une campagne présidentielle très heurtée. "Il faut en sortir, il nous faut de la paix, de la paix sociale (...) C'est un climat inquiétant. Il faut redescendre sur terre et se parler loyalement. La fin de la pandémie nous appelle à vivre des moments de bonheur retrouvés, ça ne doit pas être de la violence", insiste le communiste Fabien Roussel, lui-même candidat à la présidentielle 2022.
 

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