La question du jour :

Vit-on dans une "société de plus en plus violente" ?




Vit-on dans une "société de plus en plus violente" ?
Emmanuel Macron à Martel, dans le Lot, le 3 juin 2021.

publié le vendredi 04 juin 2021 à 07h00

En déplacement dans le Lot, le chef de l'Etat a dit jeudi 3 juin observer "une dégradation très nette", et que "la nation" vivait "un sentiment d'insécurité", en pointant notamment du doigt l'influence des réseaux sociaux.

Alors que le thème s'annonce comme l'un des sujets majeurs de la prochaine présidentielle, Emmanuel Macron a considéré jeudi 3 juin que la société était "de plus en plus violente". 




"Nous sommes dans une société qui est de plus en plus violente", a fait valoir le président de la République en marge d'un déplacement dans le Lot. en estimant que cette "violence n'était pas séparable des changements parfois un petit peu anthropologiques que nous vivons: c'est-à-dire qu'on ne se comprend pas pareil", renforcé par ailleurs par "un contexte (sanitaire) qui a accru les tensions, l'inquiétude, l'angoisse".

"On sait que la solitude a créé chez certains de nos compatriotes - qui avaient déjà des faiblesses de ce côté-là - des moments de décompensations", a encore relevé Emmanuel Macron, alors que plusieurs forcenés ont fait l'actualité ces dernières semaines. Le chef de l'Etat a notamment expliqué que les gendarmes et policiers avaient fait remonter le fait que "les violences familiales ont augmenté lors des deux confinements, donc oui c'est une certitude".

Le chef de l'Etat, interrogé à plusieurs reprises sur la sécurité, a évoqué une "violence endémique", et "une dégradation très nette". "La réponse, elle est beaucoup plus complète que celle qu'on peut avoir de très court terme. La violence dont nous parlons, elle suppose d'avoir une stratégie de mieux accompagner celles et ceux qui souffrent dans leur vie, pour ne pas qu'ils passent à l'acte, ça suppose avoir une stratégie en termes de santé mentale, ça prend beaucoup plus de temps", a-t-il notamment fait valoir, en esquissant également "un immense travail sur les réseaux (sociaux) et (leur) régulation".

Assurant être "un grand défenseur du numérique, des réseaux, quand c'est un vecteur de diffusion de la connaissance, du savoir, quand ça facilite la communication qui rend nos vies plus heureuses", il a estimé qu'il fallait "être vigilant parce que nos sociétés deviennent plus violentes à cause de ces usages, et en particulier chez les plus jeunes". 




"Ce que notre nation vit, c'est un sentiment d'insécurité (...) on doit lui apporter une réponse à la fois systémique dans nos politiques publiques mais aussi en termes de valeur en termes de de civilisation et de culture", a-t-il encore prôné.
 

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