La question du jour :

Covid-19 : allez-vous faire vacciner vos ados ?




Covid-19 : allez-vous faire vacciner vos ados ?
(Photo d'illustration)

publié le jeudi 03 juin 2021 à 07h00

"Les conditions d'organisation, sanitaires, de consentement des parents et de bonne information des familles qui seront précisées dans les prochains jours par le autorités sanitaires", a indiqué le chef de l'Etat en annonçant l'ouverture de la vaccination aux adolescents.

C'est un nouveau tournant dans la lutte contre le Covid-19. Après l'ouverture à tous les adultes sans comorbidités lundi 31 mai, Emmanuel Macron a annoncé mercredi 2 juin que les jeunes de 12 à 18 ans pourront se faire vacciner à partir du 15 juin. 





"D'ici au 15 juin, nous franchirons la barre des 30 millions de vaccinés, c'est pourquoi nous avons décidé ce matin, à partir du 15 juin, de commencer à ouvrir la vaccination pour les adolescents et de permettre aux 12-18 ans d'aller se faire vacciner", a déclaré le chef de l'Etat depuis Saint-Cirq-Lapopie (Lot), en précisant que "les conditions d'organisation, sanitaires, de consentement des parents et de bonne information des familles qui seront précisées dans les prochains jours par le autorités sanitaires".

Le président s'est par ailleurs félicité que 50% des Français adultes aient reçu une première dose du vaccin, ce qui représente selon lui "véritablement un cap" dans la campagne de vaccination.

"La vaccination se poursuit à marche forcée", a-t-il assuré tout en indiquant que l'exécutif n'avancerait pas le calendrier de réouverture. "J'appelle chacun et chacune à rester extrêmement prudent dans cette période", a-t-il ajouté, alors que le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a évoqué mercredi midi des "signaux d'alerte" dans le Sud-Ouest.  "Nos concitoyens ont fait beaucoup d'efforts", mais "il faut avoir beaucoup de vigilance", a-t-il insisté. 

"Sur la base du volontariat"

La Haute autorité de santé (HAS) a rendu un avis mercredi sur la vaccination des 12-15 ans. Elle doit le communiquer jeudi matin, après le feu vert de l'Agence européenne des médicaments (EMA) à l'utilisation du produit de Pfizer/BioNTech pour cette tranche d'âge.

Ce sera donc ce sérum qui sera injecté, a indiqué mercredi sur TF1 le ministre de la Santé Olivier Véran, assurant que la vaccination des adolescents se déroulerait "sur la base du volontariat", "avec l'accord des parents" et ne serait "en aucun cas obligatoire". "Tous les détails seront donnés aux familles en temps voulu", a-t-il assuré.

"Il n'y aura pas de différences dans l'accès à l'école. En aucun cas il s'agit de renier quelque droit que ce soit, à aucun enfant de ce pays", a-t-il insisté. "Cela va participer au mouvement d'immunité collective qui nous permettra de limiter la fermeture de classes à la rentrée et de protéger les adolescents", a justifié Olivier Véran.




La vaccination des adolescents fait débat, certains spécialistes arguant que cela contribuera à accélérer l'immunité collective, tandis que d'autres soulignent que bénéfice-risque est moins évident que pour le reste de la population, les risques de développer une forme grave du Covid-19 étant rares chez les plus jeunes. 

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