La question du jour :

Covid-19 : croyez-vous à un été sans masque ?




Covid-19 : croyez-vous à un été sans masque ?
La Dune du Pilat, à la Tête-de-Buch, en Gironde, le 3 avril 2021.

publié le mercredi 05 mai 2021 à 07h00

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a dit mardi 4 mai espérer que les Français pourront se passer de masque en extérieur "cet été", tout en soulignant qu'une telle mesure ne pourra être prise que si la vaccination de la population a été suffisante.

Devrons-nous passer un nouvel été masqué ? Alors que la situation sanitaire liée au Covid-19 s'améliore dans le département, les Alpes-Maritimes ont levé mardi 4 mai l'obligation de porter le masque "dans les espaces verts urbains (parcs, jardins et espaces aménagés en bord de cours d'eau) et du littoral (plages) et aux bords de plan d'eau (étangs, lacs et pièces d'eau des bases de loisirs)". Et dans le reste de la France ? Peut-être cet été, a répondu mardi matin le ministre de la Santé.


"Nous savons que la vaccination protège des formes graves et nous pensons qu'elle protège bien de la diffusion du virus et donc du risque d'épidémie, a souligné sur Europe 1 Olivier Véran.

Quand suffisamment de Français vont être vaccinés, on pourra envisager de baisser la garde."




"Je ne peux pas donner de date aujourd'hui, ce ne serait pas honnête de ma part, a-t-il poursuivi. Mais dès lors que nous pourrons nous retrouver, envisager sereinement la fin des gestes barrières et la fin du masque à l'extérieur, nous n'attendrons pas 24 heures. Nous le dirons immédiatement. Et j'espère sincèrement que ce sera cet été", a assuré Olivier Véran. 



Des études ont récemment montré, indique Europe 1, que le risque de transmission était très faible en extérieur et ne représentait que 0,5 à 5% des cas. "La maîtrise de l'épidémie s'accélère discrètement, mais il ne faut pas relâcher trop vite, a tempéré le ministre. En ce sens, le calendrier de déconfinement est un très bon calendrier."

Le directeur de l'Institut de santé globale de l'université de Genève, le Pr Antoine Flahaut, estime qu'une telle mesure est possible mais à une condition :  "C'est qu'on fixe un niveau de circulation minimale du virus". "Si on est à moins de 1.000 cas par jour en France alors on pourra se dire qu'on peut enlever le port du masque d'autant plus que beaucoup de gens seront vaccinés, a expliqué l'épidémiologiste à BFMTV.com. "Il faut que soient fixés des objectifs ambitieux de baisse de circulation du virus (...) avec 30.000 ou 15.000 cas par jour je dirai qu'on ne peut pas enlever le masque".

Vos réactions doivent respecter nos CGU.