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Retour à l'école : le protocole sanitaire est-il suffisant ?




Retour à l'école : le protocole sanitaire est-il suffisant ?
(Photo d'illustration)
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publié le lundi 26 avril 2021 à 07h00

Après une pause forcée de trois semaines pour tenter de freiner la troisième vague de l'épidémie, les élèves de primaire et de maternelle reprennent lundi 26 avril le chemin de l'école sous un protocole sanitaire "très strict", avec fermeture immédiate des classes si un élève est testé positif.

Après une semaine d'école à la maison et deux semaines de vacances scolaires unifiées pour toutes les zones décidées pour faire face à la troisième vague de Covid-19, l'heure de la rentrée a sonné pour tous les élèves. Mais alors que la situation sanitaire reste très tendue, seuls les écoliers de primaire et maternelle reprendront les cours en présentiels lundi 26 avril.Pour les collégiens et lycéens, il faudra attendre le lundi suivant pour espérer un retour en classe, qui se fera en demi-jauge.

  

Ces réouvertures sont conditionnées à une mise à jour du protocole sanitaire en vigueur. Le ministère de l'Education nationale en a publié vendredi soir une version actualisée. Voici à quoi il faut s'attendre dès lundi. 
 


- Un retour en classe conditionné par un test

"A l'issue de la période de fermeture, les responsables légaux des élèves de plus de 6 ans devront attester sur l'honneur de la réalisation d'un test par l'élève et du résultat négatif de celui-ci. En l'absence d'une telle attestation, l'éviction scolaire de l'élève sera maintenue jusqu'à la production de cette attestation ou à défaut pour une durée maximale de 14 jours. La réalisation d'un test RT-PCR sur prélèvement salivaire pour les élèves maternelles est également recommandée sans toutefois être obligatoire", précise le ministère. 

- Fermeture immédiate des classes dès le premier cas chez un élève

Comme avant les vacances, une classe, que ce soit en maternelle, primaire, collège et lycée, sera fermée dès la détection d'un premier cas de contamination au Covid-19 parmi les élèves, pour une durée de sept jours. Les élèves positifs doivent observer un isolement de 10 jours et les mesures relatives aux "cas contacts" sont applicables aux autres élèves de la classe en question, dont un isolement de 7 jours.

En revanche, "l'apparition d'un cas confirmé parmi les personnels n'implique pas automatiquement la fermeture de la classe".

- Demi-jauge dans les lycées et certains collèges

Les lycéens seront accueillis en effectifs réduits à partir du 3 mai, avec des demi-jauges. Ce sera également le cas pour les élèves de 3e et de 4e des 15 départements où la situation sanitaire est la plus préoccupante. Les collégiens du Nord, de l'Aisne, des Yvelines, de la Seine-et-Marne, de la Seine-Saint-Denis, des Hauts-de-Seine, du Val-d'Oise, du Val-de-Marne, de l'Essonne, de Paris, de la Sarthe, de la Loire, du Rhône et des Bouches-du-Rhône sont ainsi concernés.

- Dépistage massif

Il y aura en parallèle un "renforcement massif des tests", selon le ministre Jean-Michel Blanquer : 400.000 tests salivaires seront proposés chaque semaine dans les écoles élémentaires à la reprise, avec un objectif de 600.000 d'ici mi-mai. 

Et dans le secondaire (collèges et lycées), 64 millions d'autotests ont été commandés pour les personnels puis les élèves de plus de 15 ans. La Haute autorité de la santé, doit se prononcer la semaine prochaine sur un éventuel abaissement de l'âge des élèves pouvant avoir recours à ces autotests.

- Impératif de non-brassage des élèves de différentes classes

"Les élèves d'une même classe déjeunent ensemble en maintenant une distanciation d'au moins deux mètres avec ceux des autres classes", indique le nouveau protocole. 

Par ailleurs, en cas d'absence de ce l'enseignant, les élèves ne pourront plus être répartis dans les différentes classes et seront sous la responsabilité de leurs parents.

- L'accès aux cantines limité "en dernier recours"

Si la cantine ne permet pas d'observer les règles de non-brassage et de distanciation physique, les repas pourront exceptionnellement et "temporairement" être pris à l'extérieur ou dans des gymnases par exemple.

"En dernier recours, une limitation de l'accueil des élèves dans les locaux de restauration aux seuls élèves qui ne peuvent déjeuner à leur domicile ou un accueil des élèves par roulement pourra être déterminé", explique le ministère.

BFMTV rappelle par ailleurs que Jean-Michel Blanquer a conseillé aux parents qui le peuvent de faire déjeuner leurs enfants à domicile. La cantine est en effet selon lui un "maillon faible".

- Les activités périscolaires maintenues, pas les activités extra-scolaires

Les activités périscolaires sont autorisées, "en milieu scolaire ainsi que pour les collégiens de moins de 16 ans des personnels indispensables à la gestion de la crise sanitaire". Les activités extra-scolaires sont en revanche suspendues "jusqu'à nouvel ordre".

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