La question du jour :

Êtes-vous favorable à un déconfinement territorialisé ?




Êtes-vous favorable à un déconfinement territorialisé ?
Olivier Véran et Jean Castex le 30 mars à l'Assemblée nationale.

publié le mercredi 21 avril 2021 à 07h00

Dans les colonnes du quotidien breton Le Télégramme, le ministre de la Santé a déclaré mardi que les mesures prises contre l'épidémie de Covid-19 seront réévaluées progressivement. Le gouvernement a promis une levée des restrictions à partir de la mi-mai. 

Quelles restrictions, dans quels territoires, seront levées à la mi-mai, comme promis par Emmanuel Macron ? Dans une interview au Télégramme mardi 20 avril, le ministre de la Santé Olivier Véran a prôné un déconfinement territorialisé.

"Je suis ouvert à l'idée d'une approche territoire par territoire dans la levée des mesures de freinage, comme j'y étais favorable lors de leur mise en place, a expliqué le ministre. Lorsqu'on envisage de lever un certain nombre de contraintes, il faut regarder la situation épidémique dans chaque territoire, la situation hospitalière et, de façon générale, le niveau de saturation des hôpitaux en France".  




Interrogé sur une levée du couvre-feu avant le début des vacances d'été, le ministre indique seulement : "L'ensemble des mesures de freinage sera amené à être réévalué à différents moments, de façon progressive. J'espère qu'on aura un été serein, mais vigilant, comme celui de l'année dernière. Que les Français puissent retrouver le plus de libertés possible. Si nous tenons ensemble, alors nous y arriverons", a répondu Olivier Véran, confirmant "un certain nombre d'allégements des mesures à partir de la mi-mai" après la réouverture des écoles le 26 avril et la réouverture des collèges et des lycées le 3 mai. 

Une décroissance de l'épidémie amorcée 

Concernant la situation épidémique, Olivier Véran note, toujours dans Le Télégramme, que "depuis cinq jours, nous amorçons une décroissance de l'épidémie. Il y a moins de nouveaux cas au quotidien : on était monté à 40.000, on est aujourd'hui aux alentours de 33.000 cas chaque jour en moyenne.  Toutefois, cette diminution reste fragile : nous sommes toujours à un niveau très élevé de l'épidémie et la descente n'est pas encore suffisamment rapide et tranchée. Il nous faut continuer nos efforts".  

Sur la vaccination, "nous vaccinons très vite, 350.000 Français chaque jour, l'équivalent d'un département français. C'est une bonne dynamique", affirme le ministre. Je constate aussi que la mortalité, bien que toujours élevée est moins forte que ce qu'elle aurait pu être si nous n'avions pas vacciné les personnes âgées avant cette troisième vague. Nous avons su protéger les Ehpad. Nous maîtrisons également mieux le fonctionnement de ce virus donc, comme la vaccination se poursuivra crescendo, on pourrait sortir de la crise pour de bon". Les variants restent les principales inconnues : "Avec la covid-19 et ses variants, nous ne sommes jamais à l'abri de mauvaises nouvelles...", prévient le ministre. 

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