La question du jour :

3e vague : craignez-vous de nouvelles restrictions dans les prochains jours ?




3e vague : craignez-vous de nouvelles restrictions dans les prochains jours ?
Jean Castex et Olivier Véran, le 3 février à l'Élysée.

publié le mercredi 17 mars 2021 à 16h00

Le gouvernement va-t-il annoncer jeudi le confinement de l'ïle-de-FRanc et des Hauts-de-France pour faire face à la flambbée de l'épidémie et aux variants ? Emmanuel Macron s'apprête en tout cas à prendre "des mesures supplémentaires", applicables dès ce week-end, et qui seront annoncées jeudi à 18h00 par Jean Castex. 




D'ici là, "des concertations seront menées dans les régions Île-de-France et Hauts-de-France et dans les départements contigus à ces régions, pour recueillir l'avis des élus sur les mesures envisagées", qui "peuvent aller jusqu'à un confinement", a précisé mercredi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, à l'issue d'un Conseil de défense et d'un Conseil des ministres.

18 millions de personnes concernées 

Mardi soir, le Premier ministre Jean Castex a clairement laissé entendre que l'option d'un reconfinement, le week-end ou sur toute la semaine, pourrait être prise pour Paris et sa région, où toutes les "données" étaient "réunies". En Paca, où Nice et le littoral des Alpes-Maritimes sont déjà confinés le week-end, il n'y aura en revanche "pas de mesures supplémentaires", a fait savoir Gabriel Attal.

Les décisions concerneraient 12 millions d'habitants d'Île-de-France et 6 millions dans les Hauts-de-France.

Elles seront rendues jeudi à 18h00, au cours d'une conférence de presse de Jean Castex et du ministre de la Santé Olivier Véran. Le Premier ministre a consulté mercredi après-midi les présidents de groupes parlementaires à l'Assemblée et au Sénat. 

"Au pied du mur" 

Alors que toute la France est sous couvre-feu et quelques zones confinées le week-end (Pas-de-Calais, littoral des Alpes-Maritimes), l'exécutif a tout fait pour retarder des restrictions supplémentaires. Des transferts de malades vers des régions moins touchées ont été organisés, les hôpitaux déprogramment des opérations et mobilisent des lits des cliniques privées.

"Le gouvernement a réalisé qu'on était au pied du mur et que si on ne faisait rien, on courait à la catastrophe", a averti le professeur Rémi Salomon, président de la commission médicale de l'Assisptance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). "Le couvre-feu ne suffit pas (...) Il faut réduire les contacts 7 jours sur 7", selon lui. 

Mauvais chiffres 

Les chiffres sont effectivement mauvais : le taux d'incidence a de nouveau grimpé à 418 nouveaux cas de contamination pour 100.000 habitants sur les sept derniers jours dans la région parisienne, bien au-dessus du seuil d'"alerte maximale" fixé par les autorités sanitaires (250). Il y a autant de malades en réanimation "qu'il y en avait au sommet de la deuxième vague, c'est-à-dire, en Île-de-France, un peu plus de 1.000/1.100 patients", a détaillé Martin Hirsch, directeur général de l'AP-HP, mercredi sur RTL

Au total, 4.239 malades du Covid-19 étaient en réanimation mardi en France, un pic depuis novembre 2020, dont 435 admis ces dernières 24 heures. Les services de réanimation sont également quasiment saturés dans les Hauts-de-France et en Paca. Et le virus continue de tuer : 320 morts mardi et 91.170 morts depuis le début de l'épidémie. 

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