La question du jour :

AstraZeneca : faites-vous confiance au vaccin ?




AstraZeneca : faites-vous confiance au vaccin ?
Emmanuel Macron, le 12 mars à Toulouse

publié le mardi 16 mars 2021 à 07h00

La France, dans le sillage d'une quinzaine d'autres pays, suspend à son tour, jusqu'à l'avis européen, sa campagne de vaccination avec le sérum d'AstraZeneca, après la formation de caillots de sang chez des personnes l'ayant reçu.

La France suspend "jusqu'à demain (mardi) après-midi" le vaccin AstraZeneca, dans l'attente de la décision de l'agence européenne du médicament (EMA), a annoncé Emmanuel Macron lundi 15 mars, en marge d'un déplacement à Montauban. Cette décision a été prise "sur la recommandation du ministre des Solidarités et de la Santé" Olivier Véran, "en lien avec les autorités sanitaires".

Une suspension "par précaution", "en espérant reprendre (la vaccination avec AstraZeneca) vite si l'avis de l'EMA le permet", a indiqué le chef de l'Etat. 




Lundi, l'Allemagne et l'Italie sont venues s'ajouter à la liste des pays (Danemark, Norvège, Bulgarie, Pays-Bas, Thaïlande...) ayant suspendu par précaution l'utilisation du vaccin AstraZeneca contre le Covid-19, après le signalement d'effets secondaires possibles mais sans lien avéré à ce stade.

Le groupe pharmaceutique anglo-suédois affirme qu'il n'y a "aucune preuve de risque aggravé" de caillot sanguin entraîné par son vaccin, tandis que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé la semaine dernière qu'il n'y a "pas de raison de ne pas (l')utiliser". C'est aussi ce qu'a assuré l'Agence européenne des médicaments (EMA), qui a conseillé de poursuivre les injections. 




En France, les autorités défendaient le vaccin d'AstraZeneca jusqu'à ce week-end. "A ce stade, il faut avoir confiance dans ce vaccin et se faire vacciner", a assuré le Premier ministre Jean Castex dimanche. "Je le dis de la façon la plus solennelle, sinon on aura des retards dans la vaccination, les Françaises et Français seront moins protégés et la crise sanitaire durera longtemps", a-t-il répondu à propos des doutes sur le vaccin AstraZeneca, invité par le journaliste Samuel Etienne sur la à plateforme Twitch. "On n'a pas suspendu parce que nous ne disposons pas, au contraire, d'éléments qui nous conduisent en France à suspendre cette vaccination", a argumenté le chef du gouvernement. 

Jeudi, le ministre de la Santé Olivier Véran avait affirmé qu'il n'y a "pas lieu de suspendre" les injections du vaccin d'AstraZeneca en France. "Le bénéfice apporté par la vaccination est jugé supérieur au risque à ce stade", a-t-il défendu. "Les investigations sont en cours en France et à l'étranger. L'Angleterre, qui a vacciné des millions de personnes avec le vaccin AstraZeneca, enjoint à poursuivre la campagne et n'a pas (observé) à très large échelle de sur-risque d'effet indésirable grave", a encore précisé le ministre. 

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