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Covid-19 : pouvez-vous "tenir encore quelques semaines" ?




Covid-19 : pouvez-vous "tenir encore quelques semaines" ?
Emmanuel Macron au centre de vaccination contre le Covid-19 de Bobigny (Seine-Saint-Denis), lundi 1er mars.

, publié le mardi 02 mars 2021 à 07h00

Interrogé lundi par un jeune homme qui lui demandait si le couvre-feu pourrait être retardé à 19h00, Emmanuel Macron lui a répondu qu'il fallait attendre "quatre à six semaines". 

Pas d'assouplissement des restrictions en vue. Alors que 20 départements métropolitains sont sous la menace de mesures renforcées pour lutter contre l'épidémie, le chef de l'Etat demande de prendre son mal en patience. 




"Il faut tenir encore quelques semaines, quatre à six semaines", a répondu Emmanuel Macron, lundi 1er mars, lors d'une visite à Stains (Seine-Saint-Denis), à un jeune qui lui demandait de repousser le couvre-feu de 18H00 à 19H00 "parce que c'est dur". 

La France, confrontée à une reprise épidémique soutenue, entame une semaine charnière dans la lutte contre le Covid-19, alors que le gouvernement tente d'éviter un reconfinement généralisé, comptant sur la vaccination et des mesures territorialisées pour contenir l'épidémie. 

De nouveaux confinements locaux à l'étude 

Des concertations sont actuellement en cours entre préfets et élus locaux de 20 départements, situés notamment en Ile-de-France et autour des grandes métropoles (Lyon, Marseille, Lille), qui craignent une nouvelle explosion des contaminations avec la propagation des variants. Des confinements locaux le week-end, comme à Nice et Dunkerque, pourraient être ordonnés à l'issue de ces consultations. 

Parallèlement, l'exécutif mise sur la montée en puissance de la vaccination, notamment chez les plus vulnérables et les soignants, afin d'essayer d'atténuer la pression hospitalière. Jean Castex a annoncé la semaine dernière qu'à la mi-mai, "la totalité des personnes de plus de 50 ans se seront vu proposer une première injection". 

Environ 1,5 million de personnes vaccinées 

Pour l'heure, près de trois millions de personnes ont reçu au moins une dose, dont 1,561 million deux doses. Les premiers effets de la vaccination sur la pression hospitalière et les décès sont attendus dans un mois, estiment les experts. 

Le chef de l'Etat doit par ailleurs tenir cette semaine une réunion avec des membres du gouvernement pour préparer la mise en place d'un "pass sanitaire", qui ne serait pas un "passeport vaccinal", en vue de la réouverture des lieux culturels et des restaurants fermés. 

Craintes avec la rentrée de la zone C

Dimanche, à Paris, 3.600 policiers et gendarmes ont tenté de réguler l'afflux massif sur les quais de Seine. A Toulouse, la préfecture a interdit l'accès aux berges de la Garonne. 

La crainte d'une circulation hors de contrôle du virus est par ailleurs renforcée par la rentrée scolaire de la zone C, lundi, qui comprend notamment les académies de Paris, Toulouse et Bordeaux

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