La question du jour :

Êtes-vous favorable au vote par anticipation?




Êtes-vous favorable au vote par anticipation?
(illustration)

, publié le vendredi 19 février 2021 à 07h00

La proposition de l'exécutif a été rejetée par le Parlement, malgré la montée au front de plusieurs membres du gouvernement.

A qui la faute? La volonté du gouvernement d'introduire le vote par anticipation pour la prochaine présidentielle s'est heurtée jeudi à un niet du Sénat. Une issue prévisible mais évitable, selon plusieurs ténors de la majorité, qui désespèrent d'un amateurisme déjà à l'oeuvre dans de précédents épisodes.

Mardi 16 février, le gouvernement avait déposé, à la surprise de beaucoup, un amendement à la loi en discussion au parlement quant à l'organisation de la présidentielle de 2022 pour mettre en place la possibilité de voter la semaine précédent le jour officiel du scrutin, dans le but de réduire l'abstention.

"Amateurisme"

"Un engagement du candidat Macron en 2017", affirment les conseillers de l'exécutif, mais dont personne n'avait été mis au courant qu'il allait ressurgir de la sorte. "Ce qui a pêché, c'est la concertation avec les parlementaires, à la fois Assemblée et Sénat n'ont pas été mis au parfum...", convient l'entourage d'un membre du gouvernement, qui reconnaît "une mise en difficulté sur l'atterrissage" de la mesure.

Piqués au vif, les parlementaires ont peu goûté à la farce et le texte a été retoqué jeudi au Sénat. Pire: les subtilités des usages de la procédure parlementaire empêchent désormais tout repêchage de la mesure, "un amateurisme" dont certains désespèrent. "C'est une maladresse du gouvernement", tranche l'entourage d'un ministre, alors que celui du chef de l'Etat récuse d'avoir été à la manœuvre, l'un des proches d'Emmanuel Macron déplorant que "cela soit apparu un peu précipité". 

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