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Moselle et Dunkerque : faut-il fermer les écoles ?




Moselle et Dunkerque : faut-il fermer les écoles ?
Une école de Vincennes, en région parisienne, le 1er septembre 2020.

, publié le lundi 15 février 2021 à 07h00

La situation sanitaire liée au Covid-19 s'est dégradée ces derniers temps à Dunkerque, avec une explosion des cas de variant anglais, et en Moselle, où le variant sud-africain inquiète. Si les autorités ont renforcé les mesures, elles ont néanmoins décidé de ne pas fermer les écoles ainsi que le réclamaient certains élus.

Les autorités ont pour le moment choisi de temporiser face à la diffusion plus rapide des variants du coronavirus en Moselle et dans la région de Dunkerque (Nord).




Au lendemain d'une visite du ministre de la Santé à Metz, le préfet de Moselle Laurent Touvet a annoncé samedi que les mesures de lutte déjà prises (couvre-feu quotidien à 18H00, fermeture des grands centres commerciaux, port du masque généralisé) "apparaissent à ce jour suffisantes". Pas de reconfinement local ni de fermeture d'écoles donc, contrairement à ce qu'avaient réclamé certains élus locaux lors de la visite d'Olivier Véran, venu se pencher sur la situation "inquiétante" du département.

Certains d'entre eux ont affiché samedi leur mécontentement.

Les premières conclusions de séquençage pointent une progression en Moselle du variant sud-africain, l'un de ceux qui inquiètent le plus les épidémiologistes. L'estimation actuelle porte sur plus de 100 cas par jour dans le département.

Pas de nouvelles restrictions donc, mais un renforcement de la vaccination et une "intensification" des tests dans le département, annoncés vendredi par le ministre. Désormais tout test positif sera considéré comme un cas suspect de variant, avec les nouvelles règles qui s'y appliquent : isolement de 10 jours, non 7, et test PCR négatif pour en sortir.

Des arrivées en classe décalées à Dunkerque

Dans la région de Dunkerque, c'est la progression du variant anglais qui inquiète. "L'évolution épidémique de la Covid-19 sur le territoire du Dunkerquois s'est dégradée brutalement ces derniers jours", écrit la préfecture du Nord dans un communiqué, pointant "un taux d'incidence de 515 cas pour 100.000 habitants contre 384 il y a une semaine, tandis que la présence du variant anglais s'est accélérée sur le territoire".

Inquiets, les maires de la communauté urbaine avaient demandé vendredi aux autorités de fermer les collèges et lycées une semaine avant les vacances scolaires et de donner la possibilité de déroger à l'obligation scolaire pour les enfants en primaire. La préfecture a préféré décaler l'arrivée et la sortie des classes dans les écoles maternelles et élémentaires afin d'éviter les attroupements et de faire fonctionner les collèges et lycées "en mode mixte (présentiel/distanciel)".

Le variant anglais a par ailleurs poussé les préfectures de Guadeloupe, où de premiers cas ont été identifiés vendredi, et de Martinique, à annoncer de nouvelles restrictions pour les déplacements entre les deux îles, à partir de mardi.

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