La question du jour :

Emmanuel Macron a-t-il eu raison de ne pas reconfiner ?




Emmanuel Macron a-t-il eu raison de ne pas reconfiner ?
Emmanuel Macron à l'Élysée le 8 février 2021.

, publié le jeudi 11 février 2021 à 07h00

L'exécutif confirme sa stratégie de ne pas imposer de nouvelles restrictions. "Il existe bien un chemin pour éviter le reconfinement", a assuré mercredi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, tandis que le ministre de la Santé Olivier Véran avait estimé la veille que "le président de la République a eu raison de ne pas décider du confinement généralisé". 

"Il existe bien un chemin pour éviter le reconfinement", a déclaré le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, mercredi 10 février, à l'issue du conseil des ministres, au vu de l'évolution de l'épidémie de Covid-19, "sur un plateau haut, même s'il apparaît légèrement déclinant depuis une semaine".




"Il faut rester extrêmement prudents, la situation reste fragile", a souligné Gabriel Attal, alors que "la situation épidémique a peu évolué depuis deux semaines".

Mais la baisse de 2% de l'incidence du virus sur une semaine démontre, selon lui, qu'"il existe bien un chemin pour éviter le reconfinement". "Il n'est pas large mais il existe et nous aurions tort de ne pas tout mettre en oeuvre pour y parvenir", a souligné Gabriel Attal, en saluant "la responsabilité extraordinaire des Français" et en répétant que le reconfinement doit être "l'ultime recours".

"Trop tôt pour se réjouir"

Le ministre de la Santé Olivier Véran avait estimé mardi qu'"il est évidemment possible et souhaitable qu'on ne soit jamais reconfinés". "Le président de la République a eu raison de ne pas décider du confinement généralisé", a-t-il déclaré mardi matin sur Franceinfo. "Chaque semaine que nous gagnons sur le confinement, c'est une semaine de liberté supplémentaire pour les Français". 

Reste qu'"il est malheureusement trop tôt pour se réjouir", a averti Gabriel Attal mercredi. "Il nous faut continuer à tenir ensemble", en raison du niveau de contaminations toujours "important" (environ 20.000 cas détectés par jour), du développement des variants, et d'une campagne de vaccination "à flux tendus". 

Des disparités entre départements 

Le porte-parole a aussi noté "des disparités territoriales", avec "une cinquantaine de départements" enregistrant "une baisse importante de l'incidence" du virus, "une trentaine" où elle est "stable" et "un peu plus d'une vingtaine" où elle "continue à augmenter". Il a réitéré l'appel du gouvernement à une "remobilisation" autour du télétravail, indiquant que l'inspection du travail avait réalisé "près de 2.800 interventions dans les entreprises".

Le porte-parole du gouvernement a par ailleurs tiré un premier bilan de la fermeture des frontières et du renforcement des contrôles : "plus de 1.000 personne ont fait l'objet d'une mesure de non-admission sur le territoire national, dont près de 200 réembarquements immédiats", et "1.444 personnes" n'ont pu sortir du territoire "faute de motif impérieux approprié". Conséquence, les flux de passagers ont enregistré "une nouvelle chute très importante", par exemple 70% de départ en moins vers les Outre-mer, 40% de moins vers les pays hors Union européenne, 85% vers la République dominicaine ou 80% vers la Tunisie. 

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